Dés demain samedi, les avocats d’Abdou Semmar vont saisir officiellement l’inspection générale du ministère de la Justice à propos du dossier de l’Interdiction du territoire national qui a été illégalement et arbitrairement infligée au rédacteur en chef d’Algérie Part alors qu’il se trouvait encore à la prison d’El-Harrach pour une affaire de « délit de presse ». 

En dépit de toutes les requêtes déposées dans divers tribunaux algériens, Abdou Semmar fait toujours l’objet d’un acharnement sans précédent depuis sa sortie de prison le 08 novembre dernier. Abdou Semmar est jusqu’à aujourd’hui encore privé de son droit fondamental de voyager et de se déplacer à l’étranger. Sans aucun motif légal et sans la moindre notification judiciaire, le journaliste Abdou Semmar est privé d’une liberté publique garantie et protégée par la Constitution algérienne.

En effet, l’article 55 de la Constitution Algérienne prévoit clairement que « tout citoyen jouissant de ses droits civils et politiques a le droit de choisir librement le lieu de sa résidence et de circuler sur le territoire national.  Le droit d’entrée et de sortie du territoire national lui est garanti.  Toute restriction à ces droits ne peut être ordonnée que pour une durée déterminée, par une décision motivée de l’autorité judiciaire ».

Justement, Abdou Semmar ne fait l’objet d’aucune décision motivée de l’autorité judiciaire. Après avoir été incarcéré abusivement et illégalement pendant près de 18 jours, cette fois-ci la force de l’arbitraire a piétiné brutalement et sauvagement une autre liberté publique d’un journaliste algérien qui dérange, décidément, certaines officines politiques. D’ailleurs, jusqu’à cette heure-ci, l’on ignore qui est derrière la mise en oeuvre illégale de cette Interdiction de Sortie du Territoire National (ISTN).

C’est pour cette raison que les avocats d’Abdou Semmar ont décidé de saisir l’inspection générale du ministère de la Justice qui au nom du ministre de la justice et garde des sceaux, dispose du  contrôle sur tous les services liés à la justice. Cette inspection générale est appelée à protéger les droits inaliénables du rédacteur en chef d’Algérie Part. Tayeb Louh, le ministre de la Justice, sera également saisi par la même occasion lui qui avait juré devant tous les Algériens que la protection de leurs droits et libertés publiques sera renforcé dans les jours à venir.

Soulignons enfin que, pour l’heure, le dossier d’Abdou Semmar a atterri depuis une semaine sur le bureau du Procureur Général de la Cour d’Alger comme le démontre ce document fourni par les avocats de notre rédacteur en chef. Ce dernier attend toujours la réponse du Procureur Général qui peut restituer le droit de voyager à un citoyen algérien victime d’une hogra inédite et caractérisée.

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