La leader islamiste Naima Salhi a été chassée ce jeudi par la population de Naciria dans la wilaya de Boumerdès. Une foule en colère qui n’a pas oublié les dérapages racistes de cette politique et ses déclarations haineuses à l’encontre de la culture et langue Amazighe. 

« Dégage d’ici la raciste ! » C’est avec ces cris enragés qu’une foule nombreuse de Naciria s’est en prise à Naima Salhi. « Partez d’ici ! Vous n’êtes qu’une raciste », ont scandé des concitoyens qui ont failli « lyncher » la polémiste qui avait tenté de semer les germes de la haine en menant une violente campagne contre l’officialisation de la langue berbère et la généralisation de son enseignement par l’Etat algérien. « Ne me kabylisez pas, ne me francisez pas, je suis arabe ! », avait-elle écrit sur sa page Facebook en soulevant l’indignation des algériens. En février dernier, Naima Salhi avait déclaré que le Tamazight est « une langue qui n’en est pas une, qui n’est pas porteuse de sciences et qu’on ne comprend pas à l’extérieur ne va pas nous servir. Qu’est-ce qu’on fera avec ? »

Dans sa folie furieuse, Naima Salhi a poussé le racisme jusqu’à menacer de mort sa propre petite fille. « Ma petite fille est dans une école privée où la majorité des élèves sont kabyles. Elle s’est comportée avec innocence et a commencé à apprendre. Je ne me suis pas opposée. Puisque c’est devenu une obligation d’apprendre (tamazight), je lui ai dit : si je t’entends prononcer un mot en kabyle, je te tue. Je vais t’éduquer ! », avait-elle lâché dans une vidéo diffusée massivement sur les réseaux sociaux.

 

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