Les élections présidentielles d’avril 2019 ne seront pas reportées. Elles auront bel et bien lieu et c’est le quotidien gouvernemental El-Moudjahid qui l’affirme aujourd’hui jeudi dans un intrigant éditorial qui sonne comme une sévère mise au point à l’adresse de ceux et celles qui entretiennent « la confusion politique » en Algérie. 

« L’élection présidentielle aura lieu comme convenu, au mois d’avril prochain », indique ainsi l’éditorial d’El-Moudjahid qui dément ainsi toute velléité de reporter cette déterminante échéance électorale. Cet éditorial va jusqu’à aborder ouvertement la forte éventualité d’une candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat.

« Le Chef de l’État, dont le mandat s’achève à cette date-là, a été sollicité à poursuivre sa mission, et donc à être candidat par les principales formations politiques, des organisations syndicales et patronales et le mouvement associatif. Si, à aucun moment, le Président n’a fait connaître sa réponse, sans doute parce qu’il estime qu’il en est encore trop tôt, il n’a pas pour autant omis le prochain rendez-vous électoral, estimant, à juste titre, qu’il s’agit de faire en sorte que la souveraineté du peuple algérien soit respectée et que donc seules les urnes sont à même de trancher dans une compétition pluraliste », explique ainsi l’éditorial d’El-Moudjahid, le quotidien gouvernemental et voix officielle de l’Etat algérien.

« À l’évidence, le respect des échéances électorales fait partie du socle de nos valeurs démocratiques, et constitue, pour chacun et pour tous, une grande visibilité politique. Maintenant que certains tentent de servir à l’opinion publique leurs spéculations, qu’ils présentent comme des certitudes, à l’exemple du report de l’élection présidentielle, cela fait partie d’une stratégie de la confusion, et ne constitue qu’un médiocre marketing qui traduit un manque flagrant de confiance en soi », certifie enfin cet éditorial qui apporte un précieux éclairage concernant une situation qui inquiète énormément les Algériens. Ces derniers devront donc voter pour choisir leur président en avril 2019. Rappelons en dernier lieu que la thèse du report des élections présidentielles a été partagée et défendue massivement par de nombreux acteurs politiques à l’image d’Abderrazek Makri, le patron de la formation islamiste le MSP. 

 

 

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