C’est un véritable appel au réveil qui vient d’être lancé par le président du Conseil supérieur de la langue arabe (CSLA), Salah Belaid. Ce dernier a beaucoup insisté sur l’impératif pour l’école algérienne d’évoluer vers le plurilinguisme car le développement de l’Algérie ne peut pas être assuré avec uniquement la maîtrise des deux langues officielles que sont l’arabe et tamazight. 

« S’attacher aux langues arabe et tamazight ne veut pas dire s’enfermer et négliger la langue de l’Internet (anglais) et d’autres langues (espagnol, chinois), qui ont leur place sur l’échiquier mondial », a plaidé ce haut responsable lors d’une rencontre consacrée aux « Réformes des ouvrages de 2ème génération dans l’école algérienne », organisée au centre universitaire de Tipasa. Ce haut commis de l’Etat a reconnu que les élèves algériens ne sont pas « ouverts aux langues des sciences et du savoir » avant d’ajouter que « rester attaché à une seule langue, mène vers une voie de garage (…) ».

Salah Belaid a tiré donc la sonnette d’alarme concernant l’enfermement idéologique et linguistique dont souffre l’école algérienne. Il a prévenu dans ce sillage que les nations se sont développées grâce à la critique constructive qui met en avant les spécialistes et savants dans différents domaines des sciences et leur fait écho, estimant enfin que la langue arabe est une « langue universelle du fait qu’elle n’a pas disparue et a résisté au temps. Mais demande toutefois un enrichissement dans le domaine scientifique pour remédier à certaines insuffisances ».

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE