C’est un constat amer, mais véridique. Les Algériens étouffent dans leur pays en raison d’un contexte politique très rude qui empêche l’épanouissement de l’individu et le prive de plusieurs de ses libertés publiques. Mais que faut-il faire pour changer cette situation ?

La solution existe bel et bien. Il faut procéder en urgence au renforcement des libertés fondamentales des citoyens algériens. Et pour ce faire, quatre organisations de défense des droits de l’homme ont lancé un appel commun aux autorités pour le respect des libertés fondamentales en proposant des mesures concrètes et efficaces. Ces organisations sont Amnesty International Algérie, Ligue Algérienne des Droits de l’Homme (LADH), Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH, aile Zehouane), Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH, bureau d’Oran).

Que préconisent ces 4 organisations pour améliorer le climat politique et juridique en Algérie ? D’abord, la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression. Il n’est pas question qu’un citoyen soit enfermé en prison ou condamné par la justice pour avoir usé de son droit légitime d’exprimer une opinion sur un décideur ou une institution politique.

C’est la base nécessaire pour construire un Etat qui protège les libertés de ses habitants. Il faut, ensuite, réviser en urgence les dispositions qui érigent en infraction le droit à la liberté d’expression. Ces dispositions sont arriérées et empêchent l’Algérien de jouir de sa liberté. Ce travail doit être accompagné par la modification des textes qui érigent en infraction le droit à la liberté de réunion, notamment les articles 97 et 98 du Code pénal.

D’autre part, il est nécessaire de modifier les articles 15, 17, 19 et 23 de la Loi n° 89-28 relative aux réunions et manifestations publiques. Les Algériens font partie des derniers peuples dans le monde qui sont empêchés de manifester publiquement dans leur propre pays.

Il est également nécessaire de réviser dans les meilleurs délais la Loi n° 12-06 relative aux associations pour une mise en conformité aux normes internationales applicables en matière de droits humains. Aujourd’hui, à cause de cet arsenal juridique répressif, la quasi totalité des associations algériennes sont en situation irrégulière ! Sur le plan économique, il est important de donner de la considération aux syndicats algériens. Et pour ce faire,il faut impliquer les organisations syndicales dans l’élaboration du nouveau code de travail. Et avant cela, il faut enregistrer les syndicats ayant déposé leur dossier et réintégrer des syndicalistes licenciés et suspendus. De cette manière, les Algériens de tous les bords seront légitiment représentés et pourront enfin aspirer à un droit de parole qui leur procurera un sentiment de liberté dans leur propre pays.

 

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