L’Algérie entretient des relations économiques déséquilibrées et inéquitables avec l’Arabie Saoudite. Notre pays ne profite nullement de ses échanges avec Riyad. Bien au contraire, Alger est perdante sur tous les plans. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 

En effet, le volume des exportations algériennes vers l’Arabie saoudite a atteint durant les premiers mois de 2018 un montant de 3 millions USD contre 560 millions USD d’exportations saoudiennes vers l’Algérie. Le décalage est énorme. Quant aux montants investissements saoudiens dans notre pays, ils demeurent dérisoires par rapport aux autres pays dans la région.

Il s’agit d’investissements de plus de 24 milliards DA, à savoir à peine près de 200 millions de dollars. Des chiffres qualifiés par les deux parties d' »en deçà » des relations politiques. Des chiffres qui traduisent surtout le manque de pragmatisme des autorités algériennes qui peinent à convaincre les saoudiens à mettre leur argent dans notre pays. La petite Tunisie a su comment tirer son épingle du jeu depuis la rencontre internationale des investisseurs « Tunisia 2020 », en novembre 2016 où l’Arabie Saoudite a décaissé 500 millions de dollars sous forme de prêt sur 20 ans au profit de la Tunisie. A cela, les saoudiens ont ajouté 200 millions pour la relance de l’exportation, et 100 millions de don. Ces soutiens financiers ont été complétés par la fourniture d’équipement militaire.

Même le Maroc, malgré ses relations tendues avec l’Arabie Saoudite ces derniers mois, profite beaucoup mieux que notre pays des milliards de Riyad. En septembre 2017, un emprunt saoudien de 500 millions de dollars a été débloqué par Riyad auprès de Rabat. Malheureusement, les travaux de la 12e session du Conseil d’affaires algéro-saoudien ont été tenus en marge de la visite du Prince héritier, l’Emir Mohammed Ben Salmane en Algérie, n’ont pas amélioré cette situation contre-productive. Un manque de pragmatisme qui cause un important préjudice à notre économie.

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