Le drame des Harragas algériens se poursuit : deux corps sans vie repêchés au large d’Arzew

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Le drame se poursuit. Les Harragas algériens tentent toujours de rallier les côtes européennes au péril de leur vie. Et cette fois-ci, les corps sans vie de deux candidats à l’émigration clandestine de sexe masculin ont été repêchés tôt dans la matinée de dimanche au large d’Arzew, ont indiqué les services de la direction de la protection civile de la wilaya d’Oran.

Les dépouilles mortelles ont été déposées à la morgue de l’hôpital d’El Mohgoun et une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce drame. Mais force est de constater que la mort n’effraie pas nos Harragas. Preuve en est,  32 autres harraga âgés entre 25 et 31 ans, dont une femme ont été secourus dimanche aux alentours de 1 heure du matin, ont été secourus à Arzew.

Ces aventuriers auraient pu périr aussi lors de cette incertaine traversée. Une autre tragédie a été évitée de justesse au large de Mostaganem où les unités des gardes-côtes ont réussi, après des heures de recherche, samedi soir, à localiser 20 candidats à l’émigration clandestine dont un mineur, à 40 miles marins (74 km) au nord est du port de Mostaganem.

Ces rescapés avaient ont pris leur départ d’une plage de la wilaya d’Oran quatre jours auparavant dans le but d’atteindre les côtes espagnoles. Les mauvaises conditions climatiques et les vents violents avaient dévié l’embarcation de son itinéraire initial, nous apprend le groupement territorial des gardes-côtes.

Des mineurs, des femmes, des jeunes originaires de toute l’Algérie, la harga redouble de « férocité » ces derniers jours dans notre pays en causant des morts, endeuillant des familles entières. La semaine passée, des manifestations ont éclaté spontanément dans les rues de la capitale Alger pour protester contre les mauvaises conditions de vie qui poussent nos jeunes compatriotes à monter à bord des embarcations de fortune dans l’espoir de fuir le pays.

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