Maître Bouchachi, Amine Sidhoum, Badi et les autres : chapeau bas, messieurs les avocats !

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Ils incarnent aujourd’hui la lutte déterminée et désintéressée pour la préservation des libertés publiques en Algérie. A chaque arrestation arbitraire, répression d’un journaliste ou activiste, emprisonnement d’un algérien pour ses écrits ou opinions, ils abandonnent tout de suite leur travail, occupations et enfilent leurs robes noires pour défendre leurs compatriotes désarmés face à la terrible machine de la hogra politique. 

Ils, ce sont ces avocats engagés, patriotes et conscients de leur rôle déterminant dans la défense des libertés civiques. Eux, ce sont ces avocats présents à chaque fois qu’un activiste ou journaliste algérien est opprimé et broyé par la très complexe machine judiciaire mise au service des dirigeants politiques.

Ils s’appellent Mustapha Bouchachi, Amine Sidhoum, Abdelghani Badi, mais aussi Noureddine Benissad, Mokrane Aït Larbi ou Abdellah Haboul. A travers le pays et toutes ces régions, ils sont encore nombreux à prendre à bras-le-corps ce combat pour la liberté d’expression. Il faudra certainement dresser une longue liste de toutes ces robes noires qui laissent de côté leurs affaires, leurs clients traditionnels pour se consacrer à un seul et ultime objectif : la défense de la liberté et la dignité de leurs concitoyens. Gratuitement, volontairement, mais toujours avec une détermination sans failles.

Aujourd’hui, il est temps de leur rendre hommage et de remercier vivement ces avocats exemplaires pour que nul n’oublie qu’en Algérie, il y a encore une corporation d’hommes et de femmes intègres. Du fond du cœur, merci !

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