La pauvreté sévit encore dans plusieurs régions reculées en Algérie. Des catégories fragiles de la population vivent dans des conditions sociales déplorables et subissent une terrifiante détresse. Mais cette pauvreté endémique n’est pas une fatalité. Des solutions existent bel et bien. Algérie Part vous propose d’explorer une mesure concrète qui peut soulager les souffrances de ces algériens démunis. 

En effet, il s’agit d’une mesure qui avait été expérimentée ces dernières années par plusieurs pays comme le Brésil, Indonésie, Mexique, Turquie. Ces pays ont œuvré à l’amélioration du ciblage des aides et des indicateurs de développement humain ( etc.). Partant de cette expérience, plusieurs experts algériens ont proposé une mesure qui consiste à verser 2000 DA par mois et par enfant scolarisé aux familles les plus démunies recensées au niveau de certaines wilayas de l’intérieur du pays.

Pour bénéficier de cette subvention, les familles doivent s’engager à garantir l’assiduité à l’école des enfants car l’absentéisme des plus démunis aggravent le phénomène de la pauvreté en Algérie. Des spécialistes du collectif NABNI, un think tank citoyen, proposent de lancer ce projet initialement dans les communes rurales les plus déshéritées de trois Wilayates pilotes. Ce qui permettra de mettre en place un système de collecte d’information sur l’assiduité des enfants scolarisés des ménages bénéficiaires.

Il est possible d’identifier les ménages, dans un premier temps, par les cellules de proximité de l’Agence de Développement Social grâce à des enquêtes sur les conditions de vie des ménages ciblés.

Cette mesure permettra enfin de mettre en place un système des transferts conditionnels, mieux ciblés vers les populations les plus nécessiteuses deviendra, à terme, la colonne vertébrale du système national de transferts sociaux. Rappelons en dernier lieu que l’opacité actuelle du système des subventions publiques accordées aux produits alimentaires de base, au logement et à la santé ou à l’énergie (carburants et électricité), ne permet nullement aux algériens les plus pauvres de s’en sortir face à la cherté de la vie. Une définition claire et précise du « pauvre » n’existe même pas encore en Algérie à cause des généralités abusives de l’actuelle système des subventions sociales.

 

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