Au bout d’une rude bataille juridique qui duré toute une nuit, le tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger a ordonné jeudi soir la remise en liberté d’Abdou Semmar et Merouane Boudiab, rédacteur en chef et journaliste du site Algérie Part.

Ils ont été placés en garde à vue le 23 octobre puis en détention préventive deux jours plus tard sur plainte d’Anis Rahmani, patron d’Ennahar TV, plus grand groupe médiatique privé algérien, et d’Abdelkader Zoukh, wali d’Alger, selon la défense.

 

Cependant, lors des plaidoiries, les avocats de la défense ont pointé de nombreuses « irrégularités » qualifiées de « scandaleuses » dans l’enquête préliminaire menée par la gendarmerie nationale. « L’action publique a été déclenchée avant le dépôt de plainte : Abdou Semmar a été placé en garde à vue le 23 octobre à partir de 14 h 30, alors que la plainte d’Anis Rahmani n’a été déposée qu’à 17 heures, selon l’enquête préliminaire », a notamment déclaré Me Zoubida Assoul.

La défense des journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab a demandé dans ces conditions, l’acquittement et la relaxe des journalistes, avançant la « nullité de l’action pour vices de forme, tant dans le PV de l’enquête que dans les procédures ».

Il est à souligner que lors de son audition par le président de l’audience, le journaliste Abdou Semmar a affirmé qu’il exerçait le métier de journaliste depuis « dix ans » et que les articles qu’il publie ne contiennent « aucune diffamation ou atteinte à la vie privée », expliquant que « son travail consiste uniquement à rapporter les déclarations ou la reprise de documents officiels ».

 

LAISSER UN COMMENTAIRE