À l’approche du 8 novembre, date prévue pour la comparution immédiate d’Abdou Semmar et de Merouane Boudiab, Journalistes à Algérie part, devant le procureur de la République auprès du tribunal de Bir Mourad Rais, les familles de ces derniers appellent la justice à se montrer intègre, impartiale et indépendante.

Contactées par nos soins, les deux familles Semmar et Boudiab se disent très inquiets du sort de leurs enfants. Ces derniers sont «arrêtés pour avoir accompli leur travail et traités comme des criminels alors que la justice n’a pas rendu son verdict », nous affirme-t-on. Les parents d’Abdou Semmar et de Merouane Boudiab n’ont pas caché leur inquiétude quant à la détérioration de l’état de santé de leurs fils, privés de leur liberté. Ils appellent la justice à se montrer intégre et indépendante.

Il est à rappeler que Merouane Boudiab et Abdou Semmar sont en détention provisoire depuis déjà 17 jours. Placés en garde à vue pendant 48 heures le 23 octobre dernier, les deux journalistes d’Algérie Part ont été présentés devant le procureur de la République auprès du tribunal de Bir Mourad Rais qui a décidé de leur mise en détention provisoire le 25 octobre dernier et doivent comparaitre devant le même tribunal le 8 novembre prochain. Les deux journalistes ont été incarcérés pour “diffamation et atteinte à la vie privée”. Ce n’est pas la première fois en Algérie que des journalistes sont arrêtés pour leurs articles. Ces arrestations massives en disent long sur la situation de tension dans laquelle se retrouve le pays ces derniers temps, notamment à l’approche des élections présidentielles.

Le traitement médiatique «non professionnel » réservé à l’affaire par la chaîne de télévision privée Ennahar qui a rapporté des propos diffamatoires à l’encontre des deux journalistes les impliquant de faire partie d’un réseau de maîtres-chanteurs qui extorquent des fonds aux hommes d’affaires par voie du chantage ne devrait à aucun moment influencer l’opinion publique et la justice, ont ajouté les parents d’Abdou Semmar qui compte beaucoup sur l’impartialité des juges qui ne laisseront pas la Hogra triompher au détriment de la justice.

Malheureusement, les arrestations des journalistes ont bizarrement coïncidé avec le 22 octobre, Journée mondiale de la liberté de la presse, une coïncidence qui prouve que le chemin reste encore long et semé d’embûches pour l’ensemble des journalistes algériens en dépit des années de promesses démocratiques et des dispositifs de la constitution.

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