Les troubles mentaux et psychiques sont des maladies qui inquiètent fortement le ministère de la Santé en Algérie. L’année dernière, 2017, l’Algérie a enregistré plus de  « plus de 900.000 consultations psychiatriques » a révélé ainsi le sous-directeur de la promotion de la santé mentale au ministère de la Santé, Mohamed Chekali. 

Ce dernier a reconnu les déficiences criantes en matière de la prise en charge des troubles mentaux en Algérie. Il n’y a que 20 hôpitaux spécialisés en maladies mentales avec une capacité d’accueil de plus de 6000 lits. Dans notre pays, il n’y a que 900 spécialistes en santé mentale, ce qui est largement insuffisant pour répondre aux besoins des Algériens !

Le ministère de la Santé avoue faire face à « quelques difficultés en matière d’accueil des malades au niveau des grandes wilayas, notamment Alger, et ce en raison du nombre considérable enregistré ».  A l’intérieur du pays, on déplore l’absence de couverture spécialisée en psychiatrie au niveau de certains wilayas, et l’éloignement de structures spécialisées dans d’autres.

Pour remédier à cette  situation, le ministère de la santé tente de développer le programme national pour la promotion de la santé mentale. Les troubles psychiques constituent depuis longtemps un énorme fléau en Algérie. Preuve en est, une étude épidémiologique en population générale, réalisée à Alger en 2003, a montré que 43 % de la population
souffre de troubles anxieux dont 13 % de PTSD, à savoir des trouble sde stress post-traumatique qui désignent un type de trouble anxieux sévère lequel se manifeste à la suite d’une expérience vécue comme traumatisante à l’image de la décennie noire.