La compagnie italienne d’hydrocarbures ENI devra signer un accord historique à Alger qui lui permettra de remporter officiellement l’exploitation de deux blocs pétroliers offshore situés à l’est et l’ouest des côtés algériennes. Cet accord sera signé à la mi-novembre à Alger dans le sillage de la visite du Premier ministre italien, Giuseppe Conte. Cette visite est prévue, selon nos investigations, entre le 18 et 19 novembre prochains. 

En marge de cette visite, le PDG de Sonatrach et son homologue, premier responsable, de l’ENI annonceront en grandes pompes le lancement de l’exploitation des blocs pétroliers offshore en Algérie. ENI marquera ainsi un énorme coup et se repositionne en force sur le marché algérien. L’Italie signera également son retour sur l’échiquier économique algérien et prendra ainsi un atout énergétique qui va beaucoup compter à l’avenir au regard de la surenchère continue sur les prix des hydrocarbures.

 

Il faut savoir que l’italien ENI est le cinquième groupe pétrolier mondial.  Son chiffre d’affaires s’est élevé à 167,9 milliards d’euros. Grâce au savoir-faire du groupe ENI, l’Algérie espère rentabiliser des nouveaux forages situés en mer. Sonatrach a mené depuis longtemps des négociations avec les italiens d’ENI pour lancer ces explorations. Ces négociations ont beaucoup avancé depuis la conclusion en janvier 2017 d’un protocole d’entente avec la société italienne Versalis (filiale du groupe italien ENI) pour la réalisation d’études relatives à des projets pétrochimiques. Algérie Part reviendra prochainement sur ce dossier avec de nouvelles révélations.

Rappelons enfin que le pétrole offshore est donc un pétrole exploité au large des côtes, c’est-à-dire en mers par opposition au pétrole « on shore » qui est un pétrole exploité sur la terre ferme. L’exploitation de ce pétrole est réalisée à l’aide de plateformes, fixes ou flottantes enracinées dans les tréfonds de la mer. Il est important de noter que la production pétrolifère offshore représente environ 30 % de la production mondiale de pétrole. Sa pratique semble être appréciée par les industriels du secteur, car depuis le début du XXIe siècle, et en dépit de la puissante expansion du développement « onshore » des hydrocarbures variés à l’exemple des sables bitumineux ou encore appelés sable bitumeux et des hydrocarbures de schiste, ces pourcentages sont restés quasi stables.