L’Algérie ne prend pas soin de son “capital humain”. C’est du moins ce qui ressort d’une nouvelle étude réalisée par la Banque Mondiale. Celle-ci vient de mettre en place un nouvel indice : l’indice de « Capital humain » qui permet “de mesurer les pertes de productivité économique subies par les pays qui sous-investissent dans leur population”.

“L’indice du capital humain mesure le niveau de capital humain qu’un enfant né aujourd’hui est susceptible d’atteindre d’ici ses 18 ans, compte tenu des services de santé et d’éducation dans son pays. Il mesure la distance qui sépare un pays d’une situation optimale de scolarisation et de santé. Cette mesure intègre trois facteurs, survie : un enfant né aujourd’hui atteindra-t-il l’âge d’aller à l’école, scolarité : quelle sera la durée de sa scolarité et quels seront ses acquis, et la santé : cet enfant sortira-t-il du système scolaire en bonne santé, prêt à poursuivre ses études ou à entrer sur le marché du travail à l’âge adulte ?”, a indiqué l’institution de Bretton Wood.

L’indice du capital humain est calculé sur une échelle de 0 à 1, le 1 représentant la meilleure note possible. Selon les données de la Banque Mondiale, l’Algérie est classé au 93ème rang mondial avec 0,52 points. Un score très médiocre qui suppose de lourdes pertes économiques, et une réduction annuelle de la croissance du PIB dans les années à venir. Le «potentiel économique» de l’Algérie est sérieusement compromis à cause cet sous-investissement dans sa population.