Le président du Parlement ne veut pas démissionner tout de suite parce qu’il négocie les conditions de son départ, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. Reçu samedi dernier à la Présidence de la République, à El-Mouradia, Said Bouhadja a réclamé un autre poste ou une fonction ministérielle pour poursuivre sa carrière politique. 

Saïd Bouhadja est prêt à quitter l’Assemblée Populaire et Nationale (APN) où de nombreux députés ne souhaitent plus collaborer et travailler avec lui. Mais il pose  ses conditions : hériter d’un poste ministériel lors du prochain remaniement gouvernemental.

Oui, Saïd Bouhadja est prêt à lâcher le parlement à condition qu’il soit nommé ministre des Moudjhadine, a-t-on appris suite à nos investigations. A 80 ans, le président de l’APN estime qu’il peut continuer à donner de lui-même à l’Etat et croit savoir qu’il bénéficie toujours d’un large appui politique notamment auprès des anciens combattants de la Guerre d’Indépendance. Il faut savoir que l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) a effectivement rendu publique, jeudi 4 octobre, une déclaration dans laquelle elle apporte un soutien franc au président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Saïd Bouhadja, contesté et qui subit de terribles pressions de la part de la majorité parlementaire de son propre parti, le FLN.

Fort de ce soutien, Saïd Bouhadja estime qu’il mérite d’être nommé futur ministre des Moudjahidine. Ce qui lui permettra ainsi de quitter “dignement”  ses fonctions au Parlement pour résoudre définitivement la crise qui paralyse cette importante institution politique du pays.  En revanche, selon nos investigations, la Présidence de la République n’a pas encore répondu à la proposition de Saïd Bouhadja. Patience, le  suspense va donc durer dans les prochains jours…