La police algérienne recrute encore et toujours. Un concours de recrutement de policiers et policières a été lancé à partir de ce mercredi 03 octobre, a annoncé un communiqué de la DGSN. Ces nouveaux recrutements visent officiellement à renforcer les rangs de la police algérienne.

Une  mesure qui suscite de nombreuses interrogations car la police algérienne compte d’ores et déjà pas moins de 210 mille agents. En  2009, il n’y avait même pas 100 mille policiers en Algérie. C’est dire que des budgets conséquents ont été débloqués pour financer les recrutements massifs de policiers et policières. En quelques années, l’Algérie a presque triplé ses effectifs policiers. Une performance rarement égalée dans les autres pays à travers le monde. La capitale Alger est quadrillée par un impressionnant dispositif sécuritaire et les points de contrôle, communément appelés « Barrages de Sécurité », asphyxient quotidiennement les Algérois.

D’autres sources proches du gouvernement évoquent la nécessité d’augmenter régulièrement les effectifs de la police nationale pour parer à la montée de la délinquance. Selon ces sources, des villes comme Annaba, Tiaret ou Tébessa souffrent d’un nombre insuffisant de policiers pour imposer le respect de l’ordre public. Mais ces sources oublient-elles que l’Algérie compte également plus de 180 mille gendarmes ? Ces gendarmes ne peuvent-ils pas combler les insuffisances de la DGSN dans certaines régions du pays ? Ces questions se posent avec acuité.

Il faut savoir enfin que ces recrutements massifs ont nécessité des budgets conséquents. Mais jamais des chiffres n’ont été révélés, annoncés ou discutés publiquement. Le parlement algérien n’a jamais entamé un débat pour réclamer des comptes au gouvernement concernant toutes les dépenses accordées au fonctionnement de la DGSN. Ce sujet est demeuré pendant longtemps un tabou. Un tabou qu’il faudrait, désormais, briser.