A Béjaïa, les militants engagés en faveur de la protection de la nature enchanteresse de cette belle région de l’Algérie sont en colère. Et pour cause, le trafic de foncier menace plus que jamais l’environnement de la Riviera de Béjaïa. Algérie Part a obtenu de nouveaux documents exclusifs concernant la construction de 6 villas luxueuses par des notables locaux au détriment des règles les plus élémentaires de l’urbanisme et de la protection de l’environnement. 
Il s’agit d’une affaire qui révèle le détournement de 80 hectares de terrains au niveau de Tazboucht, du côté de Saket, un endroit réputé pour ses plages féeriques qui font rêver les milliardaires de tout le pays. Selon les documents en notre possession, au moins 6 villas luxueuses ont été construites de manière illicite sur ces terrains. Plusieurs arrêtés de démolition ont été établis par l’APC de Béjaïa. Mais rien n’a pu empêcher l’avancement des travaux et ces bâtisses ont vu le jour au nez et à la barbe des autorités locales qui sont restés indifférentes face à cette violation flagrante des lois en vigueur dans notre pays.
Deux élus de l’APC de Béjaïa sont soupçonnés de favoriser ce trafic de foncier, a-t-on appris auprès de plusieurs militants et activistes mobilisés sur le terrain à Béjaïa contre ces atteintes inqualifiables à l’environnement.
Ces deux élus sont Lyes Ait Mokhtar et Nordine Djoulane. Ces deux élus sont accusés par plusieurs membres de la société civile à Béjaïa d’exercer une forte pression sur les responsables de la mairie pour empêcher la direction de la conservation foncière de la wilaya de Béjaïa d’annuler les titres de propriété de ces terrains acquis dans des conditions suspectes et douteuses. Près de 50 hectares ont été vendus à un promoteur privé alors que ces terrains sont classés dans une zone non constructible. Il est à souligner que l’un de ces deux élus, à savoir Lyes Ait Mokhtar, avait déjà défrayé la chronique lors d’une sombre affaire traitée par la cour criminelle de Béjaïa en janvier 2018.
En dépit de tous ces éléments controversés, la situation est dans l’impasse. Et des associations bougiotes ont été contraints de saisir encore et toujours la justice pour plancher sur le dossier de ces constructions illicites et le danger qu’elles représentent contre l’environnement côtier de Béjaïa. Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra prochainement sur ce dossier avec de nouvelles révélations.