Plus de 24 heures après la rencontre entre le président de l’APN et les groupes parlementaires des partis de la majorité, le FLN est en quête de nouveaux moyens susceptibles d’exercer une  pression supplémentaire sur un Saïd Bouhadja, qui persiste à demeurer en poste malgré tout.

Il a réuni, hier, les membres du Bureau politique de son parti pour accentuer la pression. Dans un communiqué rendu public, le comité de coordination du FLN, composé des membres du Bureau politique, du chef du groupe parlementaire du parti et du ministre Madjoub Bedda, dit « appuyer toutes les positions et décisions exprimées par les députés du parti » au sein de l’APN.

Les participants à la réunion se félicitent également de l’implication des autres groupes parlementaires de la majorité présidentielle. Mais derrière ce satisfecit se cache en réalité un véritable malaise au sein du vieux parti.

Les responsables du FLN, à leur tête Djamel Ould-Abbès, ont jeté tout le poids dans la bataille pensant faire plier facilement Saïd Bouhadja. Mais, ni les arguments évoquant l’implication de la présidence de la République dans le conflit, ni le chantage par le blocage des instances de l’APN n’ont pour l’instant fait fléchir le vieux moudjahid. Une obstination qui met les députés du FLN et la direction de leur parti devant une impasse. « Ould-Abbès a dit aux députés que c’est votre affaire », a révélé une source digne de foi.

Pendant que Djamel Ould-Abbès réunissait ses soutiens au siège du parti, situé à Hydra sur les hauteurs d’Alger, Saïd Bouhadja a passé toute la journée d’hier dans son bureau, au 5ème étage du bâtiment qui abrite l’APN, sis au boulevard Zighoud-Youcef. Il avait refusé de recevoir les nombreux journalistes venus à sa rencontre. Il ne répondait pas non plus aux appels des hommes et femmes de la presse. Mais son entourage était formel : il n’avait pas l’intention de remettre le tablier.