Quelques jours après la « menace » de Khalifa Haftar de « transposer » la guerre libyenne en Algérie, le chef de l’armée algérienne a présidé, lundi, des manœuvres de grande envergure à la frontière algéro-libyenne. Une nouvelle démonstration de force de l’armée algérienne qui a dû faire de grands efforts pour sécuriser une frontière extrêmement vaste.

Cet exercice tactique « exécuté avec munitions réelles », sur le thème « Premier sous-groupement tactique en marche, avec l’éventualité de déclenchement d’un combat de rencontre» et auquel ont participé les unités organiques relevant du Secteur Opérationnel Sud-Est Djanet, vise à « évaluer la disposition des unités du corps de bataille à dissuader toute menace, et à montrer l’efficacité des aptitudes au combat et de la puissance de feu des systèmes et des équipements de combat modernes, ainsi qu’à mettre la lumière sur la ferme interopérabilité entre les différentes catégories des Forces lors de l’exécution des diverses missions de combat », indique le ministère de la Défense dans un communiqué.

Les manœuvres se sont déroulées au niveau du champ de tir du Secteur Opérationnel Sud-Est Djanet. Elles ont été marquées par les actions de combat menées par les unités engagées parmi les Forces Terrestres, Aériennes et de Défense Aérienne du Territoire, en commençant par les aéronefs de reconnaissance aérienne du Haut Commandement ».

« J’ai insisté à maintes fois, et je le rappelle encore devant vous aujourd’hui, que le métier du militaire et tout ce que cela engage en termes d’impératifs, notamment ceux ayant trait au combat sur le terrain avec toutes ses particularités, avec l’ensemble des défis et des exigences, est un perpétuel et véritable examen de la composante humaine. Cet enjeux professionnel demeurera l’une des plus importantes mesures essentielles et objectives », a notamment insisté le chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah lors d’une allocution prononcée à l’occasion devant les militaires présents.