50 ans de présence en Algérie : l’Agence Française de Développement dresse son bilan

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1968-2018 : depuis 50 ans, l’Agence Française de Développement accompagne les politiques de développement économique et social des autorités algériennes, en contribuant au financement de projets d’infrastructures, de valorisation et préservation du patrimoine naturel (agriculture – ressources en eaux – aires protégées de biodiversité – etc…), de développement des secteurs productifs publics et privés, de développement du capital humain.

Ses modalités d’intervention répondent au double objectif de cohérence avec les priorités des autorités algériennes et les mandats que lui ont confiés les autorités françaises.
L’AFD a maintenu sa présence en Algérie pendant la décennie noire des années 1990 et son
activité s’est redéveloppée intensivement de 1999 à 2004.

L’AFD intervient depuis 2005 uniquement sous forme de subvention pour des opérations
ciblées d’expertise et de renforcement des capacités (Fonds d’Etude et de Renforcement des Capacités – FERC), d’appuis à la société civile en partenariat avec des ONGs françaises et de projets de maintien de la biodiversité avec le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM).

Au 31 juillet 2018, le montant net cumulé des engagements du groupe AFD en Algérie
s’élève à :

– 156,5 M€ sous forme de prêts (octroyés entre 2000 à 2005 dont 147,3 M€ pour l’AFD
dans les Infrastructures (habitat social, hydraulique urbaine, transport ferroviaire) et
les lignes de crédit aux PMEs et 9,2 M€ pour PROPARCO (deux opérations en
téléphonie mobile et une prise de participation dans une société de leasing) ;

17,4 M€ sous forme de subventions de 2005 à septembre 2018 pour le renforcement
des capacités, les formations CEFEB, les ONGs, le FFEM).
A titre d’exemples, l’AFD a contribué, par la mise en place de prêts à des conditions
bonifiées, aux projets et programmes suivants :

– Restructuration de quartiers dégradés avec le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et
de la ville – 17 M€ ;

– Programme de reconstruction suite au séisme de Boumerdes en 2003 : 41 M€

– Transfert d’eau potable depuis le barrage de Takseb (Ministère des Ressources en
eau) – 26 M€

– Développement du réseau des trains de banlieue (SNTF) : 72,5 M€

– Mise en place de lignes de crédit, sous forme de refinancement bancaire, auprès de
banques publiques algériennes – 29,2 M€

 

Par son activité de subvention, l’AFD a accompagné des programmes de structuration et de
renforcement de capacité, dont à titre d’exemples :
– Appuis au développement de formations de qualité et de renforcement de capacités
auprès de différents ministères : Ministère des Finances – Ministère de L’intérieur, des
Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire – Ministère des Ressources
en Eau – etc…
– Appuis au développement de formations de qualité et de renforcement de capacités
auprès des établissements bancaires de la place ;
– Etude de faisabilité de plusieurs clusters ;
– Appuis au renforcement de capacité des organisations de la société civile (programme
JOUSSOUR).

UNE AMBITION POUR LA PÉRIODE 2018-2022

Conformément à ses mandats, aux objectifs du gouvernement algériens dont ceux fixés par le Nouveau Modèle de Croissance Economique approuvé en 2016, l’AFD se propose
d’accompagner trois axes stratégiques d’action pour la période 2018-2022 : la transition
énergétique, la transition territoriale et écologique, la diversification économique et deux axes  transversaux : la transition numérique et la poursuite de l’appui à la société civile algérienne

Axes principaux :

1. Transition énergétique : Agir pour le développement des Energies Renouvelables et
pour l’amélioration de l’efficacité énergétique ;

– Appui à la conception et au développement de projets d’Energie renouvelable,
notamment solaire ;

– Contribution au développement du réseau de transport d’électricité et à
l’interconnexion des réseaux Energie renouvelable / énergie classique ;

– Appui au ministère de l’Energie pour l’élaboration d’une prospective 2050 ;

– Contribution aux programmes d’efficacité énergétique.

2. Transition territoriale et écologique : Améliorer la mobilité urbaine et contribuer à
la revalorisation du foncier dans un contexte de « Ville Durable » ;

– accompagnement des Wilayas dans leur stratégie Smart City et ville durable ;

– Mobilité urbaine : appui à une plus grande intermodalité via la rénovation des gares du
Grand Alger ;
– Développement des réseaux de transport collectif : tramway – métro – métro-câble ;
– Appui aux politiques de rénovation des quartiers anciens dans le cadre de politiques
d’aménagement des centres pour des villes durables et moins carbonées.
3. Diversification économique : poursuivre le soutien au secteur privé et appuyer la
modernisation de l’agriculture
– Sur financement délégué, programme « économie verte des PME » et appui à la
création de start-up, notamment dans l’Economie sociale et solidaire ;
– Contribution au développement et à la diversification de l’offre de financement aux
PME – TPE et création d’entreprises ;
– Développement de projets pour la modernisation des filières de l’agro-industrie et de
la pêche : gestion des ressources en eau – énergie renouvelable de proximité – accès
aux marchés…

Deux axes transversaux :

4. Appuyer l’Algérie dans sa transition numérique

– Extension du numérique, en termes d’accessibilité et d’utilisation afin d’encourager le
développement économique du pays ;
– Soutenir la transition vers la e-Administration ;
– Appui au développement des incubateurs – accélérateurs et FabLab.

5. Transition publique et citoyenne

– Soutien des associations œuvrant à l’insertion et la participation des jeunes dans la
société et la protection des personnes vulnérables (femmes et enfants) ;
– Soutien des projets d’Economie sociale et solidaire pour le développement et
l’attractivité des territoires ;
– Soutien des associations pour la préservation de la biodiversité, des zones de culture
en Oasis et la valorisation du patrimoine naturel, économique, social et culturel.
L’AFD poursuivra également ses activités de renforcement de capacité des institutions
publiques conformément aux objectifs du gouvernement algérien, ainsi que ses appuis
financiers pour un renforcement des partenariats entre collectivités locales algériennes et
françaises.