C’est une autre affaire qui reflète la faillite du système de santé algérien. S. Mustapha, Un patient algérien âgé de 76 ans et souffrant d’une artérite gravissime des membres inférieurs, une pathologie fréquente en chirurgie vasculaire, a été hospitalisé en urgence dans un établissement parisien, la clinique Turin classée parmi les meilleures cliniques privées de France. Ce patient algérien n’a jamais pu être soigné dans son propre pays à cause de la pénurie qui touche de plein fouet le consommable de la radiologie interventionnelle, a appris Algérie Part suite à ses investigations. 

Ce patient algérien a payé de ses propres deniers ces soins dans une prestigieuse clinique française dans l’espoir de guérir d’une maladie dangereuse et handicapante qui n’est nullement bien prise en charge en Algérie. En effet, la mauvaise prise en charge des artérites des membres inférieurs et la pathologie de la fistule d’hémodialyse constitue un énorme problème de santé dans notre pays, a-t-on appris de plusieurs sources médicales. En 2018, en Algérie,  il y a encore très peu de centres de radiologie interventionnelles et très peu de salles hybrides en chirurgie vasculaire. En plus, peu de médecins algériens sont formés dans cette discipline à cause de l’absence d’un matériel de formation comme le simulateur d’entraînement.

Dans ce contexte, ce patient algérien a été contraint de payer l’équivalent de 6000 euros pour espérer se soigner à Paris en France, a-t-on découvert au de nos investigations. Force est enfin de constater que la pénurie des dispositifs de dispositifs de chirurgie vasculaire comme les prothèses vasculaires empêchent le développement de la radiologie interventionnelle. A cause d’une bureaucratie lourde et du monopole de certains opérateurs privés encouragés par des hauts responsables du ministère de la Santé, les ballons, les guides, les stents et autres manquent cruellement sur le marché national.

Soulignons en dernier lieu que le manque de services spécialisés dans ces pathologies et le manque d’équipements modernes livrent les malades algériens à leur triste sort. Une situation catastrophique qui contraint ces malades à « quémander » une prise en charge médicale coûteuse en France.