Des dizaines, voir des centaines, de jeunes promoteurs qui ont crée des entreprises dans le cadre de l’ANSEJ ont crié, jeudi, leur ras-le-bol en sillonnant les rues de la ville de Tizi-Ouzou.

Ces jeunes promoteurs, venus d’une quarantaine de wilayas à l’échelle nationale, ont scandé des slogans appelant notamment au rééchelonnement, ou carrément à l’effacement des dettes contractées auprès des banques. «Nous ne sommes pas responsables d’une politique qui a échoué », ont écrit les marcheurs sur une banderole.

« Ulac lekhlas ulac » (Pas de paiement des dettes) ont scandé les manifestants qui reprochent notamment aux autorités le manque d’accompagnement lors de l’élaboration des projets d’investissements.

Après plusieurs tentatives, les promoteurs ANSEJ ont échoué à faire accepter au gouvernement l’idée d’une amnistie. Les autorités ont tout simplement accepté de rééchelonner certaines dettes et des arriérés d’impôts non-payés.

A l’époque où Abdelmalek Sellal était premier ministre, il avait laissé croire que les autorités allaient effacer les dettes des jeunes promoteurs qui ont échoué. Il avait même indiqué, lors d’un meeting électoral en faveur de Abdelaziz Bouteflika, que les jeunes pouvaient « se marier » avec l’argent des banques ! Une promesse qui se retourne comme un boomerang à la figure des autorités.