Scandales et dysfonctionnements se suivent sans se ressembler à TLS Contact de la ville d’Annaba. Après avoir perdu le marché très juteux de la gestion des prises des rendez-vous de visas pour la France à Alger, TLS Contact avait entrepris de «nombreux efforts» pour améliorer ses services au niveau des centres d’Annaba, Constantine et Oran.

Mais force est de constater que le discours officiel servi par la directrice de TLS Contact Algérie, en présence du consul général de France à Annaba, lors de l’inauguration du nouveau centre d’Annaba, le 1er avril dernier, n’était qu’un «poisson d’avril». Aucune évolution n’a été constatée, et l’humanisation des services, cheval de bataille de la directrice de TLS Contact tarde à se concrétiser. Nous ne traiterons pas -une énième fois- le problème de l’indisponibilité des rendez-vous et de l’énorme trafic qui en découle. Nous n’allons pas, non plus, aborder les blocages répétitifs du site internet.

TLS Contact qui s’enorgueillit d’avoir mis en place un système de pré-paiement pour éviter les «faux» rendez-vous et les annulations qui conduisent à la saturation de son réseau et à la non-disponibilité de créneaux pour les candidats sérieux, rencontre de sérieux problèmes avec ce service. Ce pré-paiement peut, selon TLS Contact se faire au niveau des 4.000 bureaux de la Poste répartis à travers le territoire national.

« Nous vous rappelons que le pré-paiement des frais de service peut se faire au niveau des centres de TLS Contact ou de l’un des 4000 bureaux d’Algérie Poste », peut-on lire sur le site du prestataire de services. Les demandeurs des visas disposent d’un délai de trois jours ouvrables pour effectuer le pré-paiement, à partir du jour où ils ont «choisi» une date pour déposer leurs dossiers. Dépassé ce délai, le rendez-vous est tout simplement annulé. L’opération parait très simple à première vue, mais en réalité de nombreux dysfonctionnements viennent tout gâcher.

Des centaines de demandeurs de visa n’ont pas pu effectuer ce pré-paiement, indispensable à la confirmation de la date du rendez-vous. Les «chanceux» à avoir réussi tant bien que mal à décrocher un rendez-vous (en payant entre 1.500 et 4.000 dinars un cyber café), n’ont pas pu payer les services de TLS contact. La cause ? Une mauvaise synchronisation entre les «4.000 bureaux d’Algérie Poste» et le prestataire de service qui s’occupe de la gestion des rendez-vous pour les circonscriptions consulaires d’Annaba et d’Oran.

Certains demandeurs résidents à Annaba ont fait plusieurs allers-retours au niveau de différents bureaux de postes avant de se résigner le troisième jour à se diriger vers le centre de TLS contact pour confirmer leur rendez-vous. Mais tous les demandeurs de visa n’ont pas la chance d’habiter à Annaba. Le temps de se rendre compte qu’il fallait faire le déplacement vers le centre TLS contact, il était déjà trop tard. Tant pis pour eux. Ils n’auront qu’à payer 4.000 dinars dans un cyber-café et attendre une quinzaine de jours supplémentaires !

Le consulat général de France à Annaba et à Constantine est-il au courant de ces nombreux dysfonctionnements qui nuisent à la réputation de l’administration française en Algérie ? Pas si sûr !

Bendjama Mustapha