L’écrivain Kamel Daoud est de nouveau au cœur de la polémique. Ses livres sont officiellement interdits au Salon international du Livre d’Alger. L’auteur de « Marsault, contre-enquête » décide de s’y rendre. Le bras de fer est donc lancé.

Lors de sa conférence du lancement du SILA, Hamidou Messaoudi, Commissaire du Salon international du livre, SILA, a annoncé que Kamel Daoud sera parmi les écrivains qui sont indésirables au salon du livre. « Boycotter c’est céder l’un des rares espaces culturels à ces gens-là, à ce système-là, à cette petitesse-là. Le SILA est la propriété des algériens par d’un Président et y aller c’est affirmer un droit pas répondre à une invitation officielle qui d’ailleurs ne m’a pas été adressée », a réagi Kamel Daoud sur sa page Facebook.

« Le Salon est un droit pour moi et un devoir vis à vis des lecteurs que je peux rencontrer « , a-t-il encore expliqué. « Cet espace, la littérature algérienne, le livre, ne sont pas des espaces d’égo, de fonctionnaires apparatchiks qui décident des listes d’invités ou d’exclus, des territoires privatisés, mais des occasions de rencontres, de liberté et d’enrichissement », a encore écrit l’écrivain qui sera présent au stand de Barzakh Editions, son éditeur algérien.