Mêmes les membres du personnel naviguant d’Air Algérie, les stewards et les hôtesses, sont victimes du durcissement des conditions d’octroi du visa Schengen par l’ambassade de France à Alger. Preuve en est, pas moins de 20 de ces stewards et hôtesses d’Air Algérie ont été victimes d’un sévère refus de visa. 

Une situation inédite qui suscite de nombreuses interrogations. Certes, le personnel naviguant n’a pas besoin d’un visa Schengen pour effectuer ses vols vers l’Europe, les stewards et hôtesses peuvent donc toujours effectuer leurs missions à bord des avions ralliant l’Algérie à la France. Mais auparavant, pour leurs besoins personnels, les équipages d’Air Algérie avaient droit à un visa Schengen de deux ans renouvelables. Les stewards et hôtesses algériens n’avaient même pas besoin de se soumettre à la procédure de prise de rendez-vous pour déposer les dossiers de demandes de visas. Et ces dossiers étaient simplifiés grâce à de nombreuses facilitations dont jouissait le personnel naviguant algérien.

Selon nos investigations, ce statut spécial n’est plus d’actualité aux yeux de l’ambassade de France puisque, désormais, les membres du personnel naviguant et commercial d’Air Algérie doivent demander un rendez-vous comme tous les autres algériens pour espérer déposer leurs dossiers de demandes de visas Schengen. Toutes les facilités accordées par le passé ont été annulées par les services consulaires français.

D’après nos investigations, la convention qui liait l’ancien direction générale d’Air Algérie à l’ambassade de France n’est plus en vigueur. Et partant de ce constat, plus aucun traitement de faveur n’est accordé aux pilotes, stewards ou hôtesses d’Air Algérie.

Concernant l’exercice de leurs fonctions, les équipages d’Air Algérie disposent toujours de ce qu’on appelle la Déclaration Générale. Il s’agit d’un document qui couvre une période de 72 Heures permettant au personnel d’Air Algérie de passer la nuit en France et de fouler le sol français ou européen dans le cadre de l’exerce de leurs fonctions.

Ces nouveaux durcissements suscitent un véritable malaise et reflète une politique des visas très hostile envers les Algériens.