Après avoir acheté la raffinerie d’Augusta, en Sicile, en Italie, pour la somme de 700 millions de dollars, la compagnie nationale Sonatrach devra encore mettre la main à la poche. Selon la presse italienne, la remise en l’état de l’usine, vieille de 70 ans, nécessitera au moins la somme de 100  millions d’Euros d’investissements.

L’information a été rapportée notamment par le journal italien Jiovanni Cafeo dans son édition de 21 septembre dernier.

L’an dernier, Sonatrach avait annoncé « un accord avec Esso Italiana Srl (filiale à 100% d’ExxonMobil) portant sur l’achat de la raffinerie d’Augusta (Sicile) et de trois terminaux pétroliers situés à Augusta, Naples et Palerme ainsi que de leurs systèmes d’oléoducs associés ». Cette acquisition devait éviter des investissements plus lourds en Algérie et notamment plus coûteux dans le temps.

« Nous avons acquis la raffinerie d’Augusta à un prix extraordinaire, soit moins d’un (1) milliard de dollars, sachant que le projet de raffinerie de Hassi Messaoud devra coûter 3 à 4 milliards de dollars », avait justifié le patron de Sonatrach, Abdelmoumen Ould-Keddour. « La raffinerie d’Augusta permettra de couvrir les déficits algériens en essences et en gasoil sur toute la période du plan à moyen terme 2018-2022, et ce, même dans l’hypothèse d’un décalage de 2 années dans la mise en service des nouveaux projets de reforming de naphta, du projet d’hydrocrackage de fuel à Skikda et de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud », avait justifié auparavant le patron de la compagnie nationale des hydrocarbures.