Face à la dégradation de la situation sociale des Algériens, le FFS réclame des mesures d’urgence. A commencer par l’instauration d’un salaire minimum pour les demandeurs d’emploi et la revalorisation du SNMG. C’est ce que consigne ce parti dans une « charte sociale » adoptée après un séminaire organisé samedi à Zeralda, à Alger.

« Des droits fondamentaux tels que le logement, les soins basiques, l’accès au travail et à la formation sont bafoués. D’année en année, nous assistons à la mise en œuvre de décisions non pas de progrès mais de reculs dans la protection sociale, qui ont un impact négatif immédiat pour les plus exclus, alors qu’aucune stratégie d’ensemble pour l’inclusion de tous n’a encore été mise en œuvre », note ainsi le parti fondé en 1963 par Hocine Aït Ahmed. Puis, le document rappelle que « les classes moyennes n’existent plus, leur pouvoir d’achat n’étant pas suffisant pour conserver leur niveau de vie ».

Il poursuivra que subissant un déclassement social, « ceux qui n’ont pas quitté le pays ont rejoint la masse des exclus de la société ».

Pour éviter la dislocation du tissu social, le FFS estime que des actions immédiates « doivent être engagées » pour recenser au niveau de chaque commune, « les exclus sociaux et débloquer des crédits d’urgence pour prendre en charge les besoins basiques des familles nécessiteuses que l’aide publique inexistante ou insuffisante n’a pas permis de prendre en charge ».

Le FFS se place également comme le représentant « naturel de cette majorité d’Algériens exclus socialement, et leur porte-voix face à un Etat libéral représentatif d’une minorité de privilégiés. »