C’est dans un silence total qu’une nouvelle crise diplomatique brouille une nouvelle fois les relations algéro-françaises. En plus des sorties de l’ancien ambassadeur de France à Alger qui a fâché les autorités algériennes, une simple question de surveillance des structures diplomatiques des deux pays renseigne sur le degré de déliquescence dans lequel  se trouvent les relations algéro-françaises.

En effet, les services de la police nationale ont allégé de manière ustensile leurs dispositifs sécuritaires autour de l’ambassade de France à Alger et des consulats français d’Alger, Oran et Annaba. Des entreprises et organismes français surveillés par la police algérienne ont vu le nombre d’agents réduits ou parfois carrément retirés. Renseignement pris, il semble que les autorités algériennes n’ont fait qu’appliquer la réciprocité face au désengagement des services de sécurité français autour des représentations consulaires algériennes en France. Les autorités algériennes n’ont pas apprécié ce geste.

En France, certains avancent que cet allègement du dispositif sécuritaire est une procédure décidée pour des raisons budgétaires. Mais à Alger, on estime que c’est un geste avant tout politique dont les tenants et aboutissants ne sont pas encore connus.

Cela intervient, étrangement, au moment où l’ancien ambassadeur de France à Alger et ancien chef des renseignements français, Bernard Bajolet, a fait une sortie médiatique très gênante vis-à-vis des dirigeants Algériens. En plus d’avoir consigné des scènes peu diplomatiques dans son livre « le soleil ne se lève plus à l’Est », il a fait des déclarations très controversées sur l’état de santé du président de la République !