Si elle n’a pas encore cité le nom de Chakib Khelil, la justice italienne a confirmé le versement de pots de vins dans l’affaire Saipem-Sonatrach. Ainsi, coté algérien, Farid Nourredine Bedjaoui, un homme de confiance de l’ancien ministre Chakib Khelil  qui aurait servi d’intermédiaire, a été condamné à cinq ans et cinq mois de  prison, tandis que Samyr Ouraied, un proche de Farid Bedjaoui, et Omar Habour, soupçonné d’avoir participé au blanchiment d’argent, l’ont été à quatre ans  et un mois.

L’ex-directeur de Saipem en Algérie, Pietro Varone, s’est pour sa part vu  infliger quatre ans et neuf mois de prison et l’ex-directeur financier de  Saipem puis d’Eni Alessandro Bernini quatre ans et un mois.

De son coté, l’ancien président de Saipem, Pietro Tali, s’est vu infliger  quatre ans et neuf mois de prison. La société italienne  a quant à elle été condamnée pendant ce procès en première instance à une amende de 400.000 euros et à la confiscation -en lien avec les  autres condamnés- de 197 millions d’euros, considérés comme la valeur du  pot-de-vin versé.

Par contre, le patron de Eni, Paolo Sacaroni, a été acquitté, le tribunal estimant qu’il n’était pas responsable des faits de la filiale de son groupe.

Du coté de la Défense, on nie, bien sûr les faits. L’avocat de M. Bedjaoui, Marco De Luca, a affirmé que son client avait été  rémunéré pour son travail d’intermédiaire auprès du gouvernement algérien, mais  qui n’incluait en aucun cas le reversement de pots-de-vin. « Il n’y a aucune preuve dans le dossier qu’un sou soit allé à un responsable public algérien », a-t-il déclaré en dernier lieu.