C’est une véritable révolution qui est en train de s’opérer secrètement dans les coulisses de la direction générale du groupe Sonatrach. La société nationale des hydrocarbures travaille en ce moment sur un important méga-projet qui permettra d’augmenter, dans un premier temps, les revenus en devises de l’Algérie d’au moins 10 %, a-t-on appris suite à ses investigations. 

Ce méga-projet consiste en la création d’une société de trading en partenariat avec un géant mondial. Il s’agit d’une joint-venture, à savoir une coentreprise, que la direction générale Sonatrach est en train de négocier la création avec plusieurs groupes pétroliers mondiaux dont le but est de commercialiser une partie des hydrocarbures produits par notre pays dans de nouveaux marchés internationaux.  En clair, il s’agira d’une nouvelle société détenue en moitié par Sonatrach, et l’autre moitié par un groupe international, qui développera de nouvelles activités de commerciales.

Le but de cette future nouvelle filiale est de vendre du pétrole et gaz algérien à travers les réseaux commerciaux et les traders d’une grande société internationale. De cette manière, Sonatrach augmentera ses gains et fera gagner de nouvelles sommes en devises pour le trésor public. Par ailleurs, cette future filiale permettra à l’Algérie d’éviter les limitations imposées par les quotas de l’OPEP puisque ce n’est pas elle directement qui sera chargée de distribuer et de commercialiser une partie supplémentaire du pétrole algérien sur le marché mondial.

D’autre part, cette nouvelle “coentreprise” ou “joint-venture” rapportera à Sonatrach une synergie supplémentaire sur le marché international et une ouverture sur les champs pétroliers et gaziers détenus et possédés par son partenaire étranger. Les premières prévisions du plan stratégique de Sonatrach tablent sur une augmentation des revenus du groupe public de 10 %. Mais dans un futur proche, Sonatrach pourrait engranger des bénéfices nettement plus conséquents si elle négocie un partenariat gagnant-gagnant dans tous les sens.

Soulignons enfin que, pour l’heure, les italiens d’ENI et les anglais de BP ont formulé d’ores et déjà des propositions concrètes pour lancer cette nouvelle joint-venture de trading avec Sonatrach. ENI, par exemple, a proposé à Sonatrach une ouverture sur plusieurs de ses puits pétroliers et marchés de distribution au Mozambique, en Angola, au Ghana, au Gabon, au Congo et en Égypte.  Une association Sonatrach-ENI dans le trading serait donc une force de frappe très puissante à l’avenir. Algérie Part suit toujours de près ce dossier et révélera bientôt de nouveaux détails.