“Non aux casernes, oui aux écoles et aux hôpitaux”. C’est en scandant ce slogan que plusieurs habitants de la ville d’Aokas, dans la wilaya de Béjaïa, ont manifesté dimanche dernier dans les rues pour crier leur rejet du projet de construction d’un célibatorium pour la police localisée près du complexe sportif de proximité d’Aokas.

Un projet contesté par la population locale qui réclame des infrastructures publiques salutaires et utiles pour leur bien-être. En plus, ce célibatorium a été lancé sans permis de construction, à une période où l’APC connaissait un blocage de son exécutif en 2015, dénoncent des habitants qui se sont rassemblés pour créer un collectif citoyen dont le but de faire barrage à ce projet dont “les travaux ont démarré en catimini” pour ne pas éveiller les soupçons de la population locale.

“Les casernes, ça suffit !”, ont insisté ces habitants selon lesquels leur commune n’a pas besoin d’une “énième présence policière”. “Lorsqu’on demande un équipement public on nous répond qu’il n’y a pas d’argent. Des projets d’utilité publique ont été gelés au grand désarroi de la population, mais pour construire une structure de sûreté, le problème financier ne se pose plus”, témoigne enfin un manifestant dans les colonnes du quotidien El-Watan.