La scène artistique algérienne perd une autre de ses icônes. L’une des plus belles voix et ambassadeur de la chanson d’expression kabyle, Djamel Allam vient de décéder à Paris des suites d’une longue maladie, apprend-t-on de différentes sources. Il avait 71 ans.

Natif de Béjaïa en 1947, Djamel Allam a été formé par le conservatoire de musique de Béjaïa où il avait comme enseignant le regretté Sadek Abdjaoui. Il brillera notamment à partir des années 1970 en adoptant un style de musique universelle adaptée aux textes kabyles. Il chantera la célèbre « m’ara-d yughal » (quand il reviendra), « Tella… » (elle existe) ; « Targit »,, (le rêve » ou encore « Guetlatou », où l’humour se conjugue aux réalités sociales. Djamel Allam était égalemnt un mordu du chaabi et il a notamment chanté, dans son dernier album, « le youyou des anges », une chanson à la mémoire du regretté El-Hachemi Guerrouabi.

Allam a également sillonné le monde comme ambassadeur de la chanson algérienne durant les années 1970 et 1980.

Artiste aux multiples facettes, Djamel Allam a également été peintre et cinéaste. Il a notamment réalisé un film « Banc public », qui a obtenu l’olivier d’or de la meilleure fiction au festival du film amazigh en 2013. Il avait également composé des musiques de films, soit en Algérie ou à l’étranger. Repose en paix l’artiste !