A peine les reproches aux producteurs du film Le dernier Bey de Constantine se sont-elles calmées sur les réseaux sociaux à propos du recours au comédien Gérard Depardieu pour relater un épisode de l’histoire algérienne, un nouveau scandale est venu, une fois encore, ébranler le Ministère de la Culture de Azzedine Mihoubi.

La polémique qui est en train d’enfler sur les réseaux sociaux fait suite aux révélations fracassantes de l’activiste web Amir DZ.

De nombreuses voix s’étaient déjà élevées contre le choix d’un acteur étranger sur lequel une enquête est engagée à Paris pour ”viol et agression sexuelle’’.

Le Ministre Mihoubi avait alors répondu à travers la presse, soutenant la production, en affirmant que la présence d’une star comme Depardieu était un atout à l’internationale pour le film.

Hier 13 Septembre, Amir DZ jette un pavé dans la mare et apporte la preuve que le film consacré à la vie du dernier bey de Constantine, dont la réalisation a été confiée à l’iranien Jamal Shoorjeh et la production revenant à Samira Hadji Djilani, et actuellement en tournage à Sidi Fredj en Algérie, n’appartiendrait pas aux scénaristes algériens comme cela a été rapporté !

Un accusé de dépôt d’œuvre avait en effet été déposé au niveau du siège de l’office national des droits d’auteurs et des droits voisins (ONDA) par Mr Hassan TELEMSANI le 15 Janvier 2015 comme l’a publié d’Amir DZ et que nous vous reproduisons ici.

Amir DZ nous a affirmé par ailleurs avoir été contacté par le réel écrivain et créateur du scénario qui serait de nationalité syrienne et qui a décidé, selon lui, de déposer plainte contre la révision et l’exploitation illégale, car sans son autorisation, d’une œuvre qu’il a lui-même écrite et enregistrée en 2015…

Les considérable sommes publiques engagées par les services du Ministère de la culture et qui dépasseraient les 500 Millions de DA (soit 50 Milliards de centimes) selon nos sources, risqueraient-ils dés lors de partir en fumée si la plainte de l’auteur du scénario syrien devait aboutir à une suspension de l’exploitation de l’œuvre protégée ?

La presse avait publié des déclarations de la productrice du film affirmant qu’elle était associée au Centre Algérien du Développement Cinéma (CADC), comme elle avait déclaré que le scénario di film était de Rabah Drif… affirmations contredites par le document ONDA émis.

Comment alors expliquer que les services du Ministère de la Culture que supervise Azzedine Mihoubi aient pu commettre une telle erreur d’appréciation, en laissant exploiter une œuvre enregistrée et appartenant à une autre personne ?

Incompétence ou laisser faire ? Seule une enquête impartiale nous apportera réponses à nos questions.

A suivre