Aujourd’hui 11 Septembre 2018, l’ex commandant de la IIe Région militaire (Oran), le général-major Saïd Bey, limogé le 16 Aout 2018 par le Président de la République et, selon certaines sources, il serait frappé d’une interdiction de sortie du territoire national (ISTN) et même selon d’autres sources sous le coup d’une enquête judiciaire, a pu quitter le territoire national sans être inquiété par les services de police administrés par le directeur de la police des frontières, le contrôleur Hamid Goussem.

Le Général Major a pu aisément prendre le vol 1004 d’Air Algérie qui a décollé à 13h:07, muni de son passeport diplomatique en partance pour Paris Orly, nous indique-t-on.

Les agents de la Police Aux Frontières (PAF) identifient, pourtan,t rigoureusement chaque passager sur le logiciel Serpal où sont répertoriés toutes les mesures administratives et judiciaires telles que l’ISTN ou le mandat d’arrêt…

Comment Said Bey a donc pu traverser la frontière algérienne sans éveiller les soupçons s’il était sous le coup d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire ?

Hamid Goussem avait-il été informé du voyage d’un très haut gradé de l’armée ?

Nous avons tenté de joindre le service de police de l’aéroport en vain.

Il est clair que cette défaillance, si elle s’avérait juste, ne resterait pas sans conséquence et une enquête devrait suivre pour désigner les failles ou les complicités au niveau du service de police des frontières de l’aéroport d’Alger.

Cependant, nous avons approché d’autres sources proches du ministère de la Défense Nationale. Et ces dernières ont assuré à Algérie Part que le général-major Saïd Bey s’est déplacé à l’étranger, en France, avec la bénédiction du haut commandement militaire de l’ANP notamment du chef d’Etat-Major, Ahmed Gaïd Salah. D’après ces mêmes sources, l’ancien commandant de la IIe Région militaire (Oran) ne fait l’objet d’aucune ISTN ou une quelconque judiciaire. Avant de quitter le territoire national, Saïd Bey aurait même eu droit au “salon d’honneur” de l’aéroport d’Alger, a-t-on appris enfin de ces mêmes sources.

Algérie Part poursuit ses investigations sur ce sujet.