L’hebdomadaire l’Obs vient de révéler ce mercredi 5 septembre, une nouvelle fraude fiscale organisée qui vient faire suite aux Paradise Papers et Panama Papers.

Cette enquête dénommée « Dubaï Papers » nous permettra de saisir comment de l’argent est blanchi par le groupe Helin, composée de plusieurs entreprises spécialisées dans la fraude et installée aux Emirats Arabes Unis, et de quelle manière, cet argent est à nouveau remis aux indélicats clients fortunés clients de ce groupe.

Le magazine l’Obs, affirme que ce sont des dizaines de millions d’euros qui sont brassés chaque année et à quel point le business de la fraude fiscale est devenu, depuis plus de vingt ans, un système organisé de manière industrielle au niveau planétaire, et pourtant le groupe Helin ne dispose même pas d’un site internet…

A la tête de ce groupe nous retrouvons Geraldine Whittaker, une ex-banquière de nationalité britannique, principale actionnaire du groupe, mais également le prince belge, Henri de Croÿ, qui avait été dans un premier temps accusé puis acquitté pour avoir caché près de 75 millions d’euros au fisc belge et enfin François Dejardin, manager d’Helin International FZE à Ras al-Khaima depuis Septembre 2013.

La société déclare gérer autour de 200 clients, dont des chefs d’entreprise européens et oligarques russes proches du Kremlin tels Aleksei Korotaev, qui avait été arrêté en Février 2017 à l’aéroport de Dubaï avant d’être placé en détention provisoire après l’émission d’un chèque sans provision de 18,2 millions d’euros.

Ou même des sportifs comme Nicolas Anelka ou encore Sébastien de Montessus, un ancien cadre d’Areva.

Ce dernier, même poursuivi par la justice française, a pu continuer à faire des affaires en se rapprochant de Naguib Sawiris, l’ex propriétaire de Djezzy, qui lui a offert de prendre la direction de ses sociétés minières regroupées au sein de la holding ”La Mancha”.

En mars dernier, ce « baron noir » comme il est surnommé, a été mis en examen pour « corruption d’agent public étranger », « corruption privée » et « abus de confiance ».

Les Dubaï Papers laissent apparaître des circuits financiers d’une incroyable complexité à travers lesquels des dizaines de millions d’euros ont été soustraits au fisc.

Grâce à des prête-noms et des sociétés offshores, l’argent circulait par des comptes communs au groupe afin d’être blanchi. Tous les moyens étaient bons : espèces, faux prêts ou encore cartes prépayées pour dissimuler les bénéficiaires finaux.

Algeriepart avait déjà auparavant apporté à travers plusieurs articles, les preuves d’existence de sociétés ouvertes à Dubaï par des algériens, parmi eux le patron de Cevital Issad Rebrab à travers Majime SPV LLC créée à Dubai avec comme associé unique :Cevital International Ltd. ou alors Lamine Ouyahia, à la tête d’OTEK Dubaï… et bien d’autres encore !

Des milliers de documents vont être publiés dans les prochains jours affirme la journaliste Caroline Michel-Aguirre, avec son lot de nouvelles surprises !

Nous continuerons à partager avec vous toutes les révélations concernant les algériens impliqués dans ce vaste trafic dans nos prochaines publications.