L’interdiction du film documentaire « Fragments de rêves » continue de susciter des polémiques. Un des censeurs du film, le journaliste Salim Aggar, a effectivement accusé les organisateurs des RCB, rencontres cinématographiques de Béjaïa, d’être « financées » par l’ambassade de France. Pis encore, il accuse, par le billet de son site d’information Dernières Nouvelles d’Algérie (DIA), le président de l’association Project’Heurts, organisatrice de cet événement, d’être salarié de l’ambassade de France.

Les réactions à ces attaques ne sont pas faites attendre. Ainsi, l’ambassade de France à Alger indique qu’elle ne « contribue que très partiellement au financement de cette manifestation puisque sa contribution représente un sixième du budget total. Ce financement se réalise exclusivement en dinars algériens et ne comprend pas de billets d’avion ». Une information confirmée par un long communiqué des RCB. « Le financement des Rencontres est assuré à 80% par des fonds publics : le premier soutien financier des RCB est l’APC de Bejaia à hauteur de 4 000 000 DA, viennent ensuite l’APW de Bejaia 590 000 DA, l’ONDA 600 000 DA et l’EPB 300 000 DA. D’autres partenaires participent aussi en facilitant l’accès aux structures ou encore en consentant des réductions sur leurs prestations comme l’accès gratuit à la cinémathèque et au théâtre de Bejaia.

L’ambassade de France, à travers l’Institut Français d’Algérie, est effectivement partenaire des Rencontres Cinématographiques de Bejaia sa participation financière est à hauteur de 1 300 000 DA, ce qui représente 1/6 du budget global des seizièmes RCB », indique  le communiqué.

Plusieurs autres internautes ont notamment rappelé à Salim Aggar qu’il a lui-même organisé les « journées cinématographiques d’Alger » (JCA), financées en partie par l’ambassade de France ! Le rôle controversé de “ce journaliste spécialisé” dans la censure des productions cinématographiques a soulevé une vague d’indignation et plusieurs confrères et artistes ont exprimé leur vive condamnation de la honteuse complicité du journaliste Salim Aggar avec l’appareil de censure du pouvoir politique.