En ce lundi 03 septembre, les rues de la ville de Blida ont connu des scènes de joies indescriptibles. Des dizaines de jeunes sont sortis pour exprimer leur joie. Des klaxons et feux d’artifice ont orné la ville de roses qui, pourtant, quelques jours auparavant avait connu un drame lié à la propagation de l’épidémie du choléra.

Les habitants de la ville des Roses ont voulu ainsi marquer leur joie suite au limogeage, quelques minutes auparavant, de l’ancien wali, Mustapha Layadhi. Le responsable local a été congédié suite à sa gestion du scandale du choléra. Les autorités auraient également reproché au wali la gestion des déchets dans la région. Puis, pour clore le tout, le premier responsable de la wilaya de Blida s’est mal comporté avec une malade atteinte de choléra à qui il avait interdit de s’approcher de lui.

Tout cela est évidemment vrai. Mais à la vue du système politique algérien, il est difficile de ne pas voir dans cette décision une action purement politique. Car, le wali de Blida n’est pas le seul à être responsable de mauvaise gestion dans sa région. Son homologue de Tipaza n’est-il pas autant responsable en laissant des habitants s’approvisionner dans une fontaine contaminée ? Pis, des agriculteurs de Tipaza, de Boumerdès, de Batna et bien d’autres wilayas ont arrosé leurs fruits et légumes avec des eaux usées. Un geste qui aurait pu provoquer de nouveaux cas de choléra. Pis encore, quasiment toutes les villes du pays croulent sous les ordures et autres immondices. La propreté est le dernier des soucis des dirigeants locaux, tout comme celui des responsables centraux.

Plus grave encore, l’opinion publique n’arrive pas à comprendre pourquoi les autorités politiques du pays ne font rien contre le ministère de la Santé. C’est le département de Mokhtar Hasbelaoui qui a très mal géré cette crise en refusant notamment de reconnaître les faits avant que la maladie ne se propage dans plusieurs régions du centre. Sommes-nous donc devant un deux poids, deux mesures ?