Les changements se poursuivent à la DGSN. Ainsi, Algérie Part appris de sources sûres que le chef de la Police judiciaire de la wilaya d’Annaba, le commissaire principal Boubakri Yazid, a été muté à Constantine. De son côté, le chef des renseignements généraux de la sûreté de la wilaya d’Annaba, le commissaire principal Foudil Slougha, est muté à Guelma. Comme à ses habitudes, la direction générale de la Sûreté nationale n’explique pas ces changements.

Mais selon nos informations, une enquête serait ouverte sur des lots de terrain et des propriétés qu’ils ont (indûment) acquis au niveau de Sidi-Aïssa (sur les hauteurs de la ville d’Annaba). En attendant de confirmer ces graves informations, nous avons tenté de joindre les principaux concernés. En vain.

En revanche, d’autres sources avancent une autre version des faits. Ces sources assurent que ces deux commissaires ont été mutés pour mener de nouvelles missions stratégiques. Ainsi, le commissaire Fodil Slougha est présenté comme l’enquêteur qui a permis le démantèlement d’un important réseau de drogues dures à Annaba. Il aurait été le principal officier qui avait permis aussi de débusquer 17 douaniers corrompus impliqués dans une opération de déclarations douteuses suite à l’importation d’équipements électroménagers au niveau du port d’Annaba.

A Guelma, ce commissaire, indiquent les mêmes sources, devra bénéficier d’une promotion. Concernant Boubakri Yazid, il devra remplacer le chef de la police judiciaire au sein de la sûreté de wilaya de Constantine qui a été limogé suite à son implication dans une affaire de détournement de logements sociaux.

Même si la DGNS se refuse à tout commentaire, ces changements interviennent clairement dans le cadre d’une série de mesures de ce genre prise par le nouveau directeur général de la sûreté nationale, Mustapha Lahbiri, nommé en juin dernier après le limogeage de Abdelghani Hamel. Plusieurs chefs de sûreté de wilayas ont été remplacés. Certains risquent même d’être poursuivis en justice pour des affaires de corruption ou de trafic d’influence.

La dernière décision en date concerne des changements à la tête de 8 sûretés de daïras à Alger.