La raffinerie d’Augusta en Italie rachetée au mois de mai 2018 par Sonatrach auprès de l’entreprise ESSO Italiana Srl (filiale à 100% d’Exxon Mobil) intéresse de nombreux groupes pétroliers mondiaux, a appris Algérie Part au cours de ses investigations. 

En effet, Sonatrach, nouveau propriétaire de la raffinerie d’Augusta qui bouclera définitivement cette opération d’acquisition d’ici janvier 2019, a reçu plusieurs offres alléchantes de la part de certains mastodontes de l’énergie comme Total, Eni ou l’espagnol CEPSA. Même Trafigura, une  grande entreprise de courtage pétrolier et d’affrètement maritime spécialisée dans le courtage et le transport des matières premières, a manifesté son intérêt auprès de Sonatrach. La société de trading pétrolier Gunvor a également proposé un partenariat à Sonatrach dans l’objectif de prendre des participations dans le capital d’Augusta, la raffinerie italienne.

Ces offres traduisent un intérêt commercial qui obéit à une stratégie de marketing bien huilée, a-t-on appris auprès de plusieurs sources. Tota, Eni ou CEPSA cherchent à acquérir jusqu’à 40 % du capital d’Augusta. Ce qui pourrait rapporter la bagatelle de 200 millions de dollars à Sonatrach. En contrepartie, Sonatrach s’engage à assurer une certaine synergie au niveau de sa stratégie commerciale avec ses partenaires. Il s’agit de permettre au futur partenaire de Sonatrach de prendre en charge le domaine commercial et trading concernant les produits raffinés au niveau d’Augusta qui occupe une place stratégique au coeur de la Méditerranée.

Il est aussi question d’inclure dans ce deal l’exploitation de plusieurs gisements pétroliers situés en Algérie. Mais Sonatrach négocie et réclame à ses groupes mondiaux une ouverture sur d’autres marchés qu’elle peine à pénétrer. Concéder des parts à Augusta pour récupérer des hydrocarbures produits par des champs se trouvant dans d’autres zones géographiques qui sortent du périmètre traditionnel des activités de Sonatrach, voici l’objectif pour lequel travaille discrètement la direction générale de la société nationale des hydrocarbures. Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra prochainement sur ce dossier avec de nouvelles révélations.