C’est une question de quelques jour. C’est du moins ce que plusieurs sources concordantes et bien introduites au sein du sérail ont assuré à Algérie Part. L’Algérie devra entamer sa rentrée sociale avec un important changement de gouvernement. Mais les manœuvres se poursuivent dans une totale discrétion pour aboutir à la formation d’une nouvelle composante gouvernementale. Algérie Part fait le point sur ces conciliabules secrets. 

Il se susurre que le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika va procéder à la formation d’un nouveau gouvernement, ou tout au plus, un remaniement ministériel. Cette décision couronnera tous les changements qui ont été adoptés depuis le début de l’été au sein des institutions sécuritaires comme la DGSN et la Gendarmerie nationale et militaires comme le ministère de la Défense Nationale et le haut commandement de l’Armée Nationale et Populaire (ANP).

Au sein du gouvernement, plusieurs actuels ministres sont menacés et se retrouvent plus proches de la sortie que jamais. Selon les investigations d’Algérie Part, le futur changement gouvernemental emportera effectivement sur son passage plusieurs ministres qui ont déçu par leurs bilans ou déplu par leurs ratages dans plusieurs dossiers importants pour le développement du pays.

Et la liste des ministres partants est très longue. On y retrouve le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui qui devra être remplacé par une femme dont l’identité n’a pas encore été dévoilée. Les ministres du tourisme, de la jeunesse et des sports, Abdelkader Benmessaoud et Mohamed Hattab devront également être remplacés par de nouvelles personnalités. Hocine Necib, ministre des ressources en eau, est lui-aussi dans le collimateur. Tout comme Fatma Zohra Zerouati, ministre de l’Environnement et des Énergies renouvelables d’Algérie, qui risque de ne pas survivre à ce changement de gouvernement.

Des poids lourds de l’actuel gouvernement sont également sur la sellette. Il s’agit notamment de Nouria Benghabrit qui malgré toute son abnégation au ministère de l’Education Nationale risque de quitter son poste. Mais d’après nos sources, une réflexion est en cours pour attribuer un autre poste ministériel à “la dame de fer”. Il s’agirait, surtout, du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique où Tahar Hadjar n’est plus le bienvenu.

La surprise de ce changement devra s’appeler Houda-Imane Faraoun. A 39 ans, la ministre tant critiquée et contestée pour son bilan à la tête du ministère des TIC et la Poste, est pressentie pour remplacer Benghabrit à la tête du ministère de l’Education Nationale. Si cette décision est entérinée, il s’agirait bel et bien d’une “promotion” pour une jeune ministre qui s’accroche encore au pouvoir malgré toutes les tempêtes politiques.

Youcef Yousfi, âgé de 76 ans, l’un des ministres les plus âgés de l’actuel gouvernement, est annoncé partant du ministère de l’Industrie. Mais son remplacement ne fait pas encore l’unanimité. Au ministère de l’Energie, Mustapha Guitouni devra bouger et céder sa place à une personnalité dont l’identité n’a pas encore été révélée. Une personnalité qui aura pour mission de gérer le délicat dossier de la révision de la loi sur les hydrocarbures. Cependant, Mustapha Guitouni n’est pas, pour autant, un “homme mort” et un autre portefeuille portefeuille ministériel lui sera attribué.

Pour remplacer les ministres limogés, plusieurs walis seront “promus”, a-t-on encore appris. Il s’agit d’au moins 5 walis dont les walis de Constantine, Abdessami Saïdoune, et de Boumerdès, Abderrahmane Madani Fouatih. Ces deux walis devront hériter de deux importants portefeuilles ministériels pour insuffler une nouvelle dynamique au gouvernement.

En revanche, le sort de plusieurs ministres n’a pas encore été fixé. A l’image du ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, et le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar. D’autres devront connaître une promotion à l’image du très apprécié Abdelghani Zalane, ministre des Travaux publics et des Transports, qui devra changer de portefeuille ministériel pour occuper un ministère nettement plus important. Dans les coulisses du palais d’El-Mouradia, on parle du ministère de l’Intérieur pour remplacer Noureddine Bedoui qui doit être désigné… futur Premier-ministre.

C’est justement cette équation qui détermina définitivement le visage du futur gouvernement qui dirigera l’Algérie. Faut-il conserver ou limoger Ahmed Ouyahia ? Telle est la question qui alimente encore et toujours toutes les polémiques et spéculations. Mais il faut reconnaître que les adversaires d’Ahmed Ouyahia sont plus nombreux que ses partisans dans la conjoncture actuelle.

En revanche, aux yeux de plusieurs décideurs, Bedoui incarne le renouveau dont le pays a besoin en ce moment pour surpasser l’actuelle crise économique et financière tout en rassurant l’opinion publique assoiffée de changements. Toutefois, toutes ces informations sont à prendre avec des pincettes car les rapports de force ne cessent d’évoluer. Et la Présidence de la République peut inverser entièrement l’actuel échiquier pour des considérations dont très peu de personnes connaissent les dessous.

Preuve en est, des personnalités comme Tayeb Louh ou Tayeb Belaïz sont citées également dans la short-liste des futurs premiers-ministres. Comme quoi, tout n’est pas encore joué et ces manoeuvre secrètes risquent de se prolonger dans le temps en attendant de trouver un consensus général au sommet de la pyramide du pouvoir algérien.