L’épidémie de choléra en Algérie : le point sur la situation

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Algerian doctor Ahmed Bougroura (R), head of nephrology department at Batna's university hospital, 435 kms east of Algiers, talks to a transplanted patient on July 26, 2017. In Algeria and across the entire Maghreb in North Africa, many people continue to suffer or die because of the lack of donors. Part of the problem lies with laws restricting the harvesting of human organs, coupled with cultural or religious reticence, despite Muslim theologians' approval of organ donations. / AFP PHOTO / RYAD KRAMDI (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images)

Un deuxième malade est décédé du choléra en Algérie où 46 personnes ont été contaminées depuis début août par cette maladie qui s’est propagée à une région supplémentaire, a annoncé officiellement samedi le ministère de la Santé dans un nouveau bilan.

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a indiqué effectivement qu’à la date du 24 août 2018, 46 cas de choléra ont été confirmés parmi les 139 cas hospitalisés depuis le 7 août au moment où un deuxième décès a été confirmé à Blida tandis que l’eau de source de Sidi El Kebir (Tipaza) a été déclarée « interdite à la consommation ».

Le ministère de la Santé a ainsi précisé qu’à la date du 24 août 2018, 46 cas de choléra ont été confirmés parmi les 139 cas hospitalisés depuis le 7 août, relevant que 3 cas ont été enregistrés à Bouira, 25 cas à Blida, 12 cas à Tipaza, 5 cas à Alger, 1 cas à Médéa et 1 cas suspect à Ain Defla. Le choléra s’est donc propagé au niveau de deux nouvelles wilayas, à savoir Médéa et Ain Defla, toutes deux jusqu’ici épargnées. Situées respectivement à 80 et 100 km au sud-ouest d’Alger, ces deux régions sont limitrophes de celles de Blida et Tipaza (70 km à l’ouest d’Alger), où la grande majorité des malades sont recensés.

Le ministère qui fait état de deux décès à Blida, a assuré que tous les malades « sont pris en charge » au niveau de l’Établissement hospitalier (EHS) El Kettar et l’Etablissement hospitalier public (EPH) de Boufarik. Il a ajouté également que 39 malades ont été mis sortants et que les cas restants hospitalisés, « évoluent favorablement« .

Dans le même sillage, l’eau de source de Sidi El Kebir (Tipaza) a été « condamnée et interdite à la consommation« , après avoir révélé la présence du vibrion cholérique, souligne samedi le ministère de la Santé, dans un communiqué, relevant que le contrôle bactériologique de l’eau de source Hamr El Ain (Sidi El KEBIR) de la wilaya de Tipaza a révélé la présence du vibrion cholérique.

Rappelons enfin qu’aucun cas de choléra n’avait été détecté en Algérie depuis 1996, tandis que la dernière épidémie d’ampleur remonte à 1986.