A l’approche de la rentrée sociale, le ministère de la défense nationale accélère la cadence des changements au sein des instances de l’armée. Après avoir changé trois chefs de régions, la présidence de la République a procédé, en pleines fêtes de l’Aïd El-Adha, à de nouveaux changements dans certains organes de la défense nationale.

Ainsi, le directeur de la sécurité de l’armée, DCSA, le Général-Major Mohamed Tireche a cédé sa place au général-Major Athmane Benmiloud. Ce dernier occupait jusque-là le poste du commandant du Centre principal militaire d’investigation (CPMI). De son coté,  Le général Benattou Boumediene, Contrôleur général de l’armée a été remplacé par le général-major Hadji Zerhouni, qui occupait le poste de commandant de l’instance. Ce poste est revenu au Général Major, Khaled Aïssa-Bey.

Après avoir opéré ces changements, le chef d’Etat-Major de l’armée, Ahmed-Gaïd Salah, procèdera, jeudi, au remplacement du général-major Habib Chentouf, chef de la première région militaire, limogé la semaine passée. Dès jeudi, il procèdera, à Blida, à l’installation du nouveau chef de la première région militaire, le Général-major Ali Sidane. Il va également installer, dans les prochains jours les nouveaux chefs de la deuxième région (Oran) et la sixième (Tamanrasset).

Ces changements, intervenus au lendemain de la révélation de l’affaire de la « cocaïne », mais surtout à quelques mois de l’élection présidentielle, ne sont pas routiniers. Il s’agit d’un mouvement qui fait partie des préparatifs en cours en vue de nouveaux changements politiques à venir. On parle d’un vaste remaniement gouvernemental qui interviendra à la rentrée. Mais ce changement dans l’équipe gouvernementale va être précédé par d’autres mouvements au sein d’autres institutions de l’Etat.

En plus du mode de communication bizarre avec laquelle les changements se produisent –souvent il n’y a pas de communiqués qui annoncent ces changements communiqués par le biais de fuites dans certains médias- les objectifs d’une telle opération ne sont pas clairs ! Mais à l’approche de l’élection présidentielle de 2019, le vice-ministre de la défense nationale ne s’interdit rien. Des changements qui annoncent de grands bouleversements pour le pays ?