“La justice est en droit de l’entendre sur ce qu’il sait. D’autant qu’au moment de l’éclatement de cette affaire, il venait de rentrer d’une mission officielle en Espagne”. C’est avec ces termes que l’avocat de l’homme d’affaires Kamel Chikhi, le principal suspect dans l’affaire de la cocaïne du Port d’Oran, Me Saïd Younsi, a réclamé l’audition de l’ancien patron de la DGSN, Abdelghani Hamel. 

Il s’avère aujourd’hui que les informations communiquées par cet avocat sont totalement fausses. C’est du moins ce que la rédaction d’Algérie Part a constaté suite à ses investigations. En effet, Abdelgani Hamel n’a jamais été en mission officielle en Espagne lorsque le scandale de la cocaïne du port d’Oran a éclaté en Algérie. La veille de son limogeage par la Présidence de la République, le 26 juin dernier, il venait effectivement de rentrer de Madrid, la capitale espagnole. Mais l’ex-patron de la DGSN n’a rencontré aucun haut responsable espagnol et il n’a bénéficié d’aucun accueil officiel de la part des autorités espagnoles.

Et pour cause, Abdelghani Hamel était uniquement en transit à Madrid car il venait de rentrer de New-York où il s’y trouvait depuis le 22 juin pour participer aux travaux du 2e Sommet des chefs de police des pays membres de l’Assemblée générale de l’ONU. Un événement au cours duquel il a présenté l’expérience algérienne au service du citoyen et de la sécurité de ses biens à travers l’intérêt porté au facteur humain en termes de formation et de mise à niveau.

Le 25 juin à Madrid, Abdelghani Hamel a rencontré uniquement l’ambassadeur algérien avec lequel il déjeune pendant deux heures, a-t-on confirmé au cours de nos investigations. Le transit par Madrid n’avait donc aucun lien avec le dossier de la cocaïne du Port d’Oran. L’avocat de Kamel Chikhi a fourni des éléments faux et infondés à l’opinion publique.