Après avoir conquis le marché algérien et une partie de celui de la Tunisie, le groupe algérien Condor se lance à l’assaut de la France. Ainsi, selon le très sérieux journal français, le Journal de Dimanche, le groupe algérien Condor a l’ambition de concurrencer, en France, de grandes marques de téléphonie mobile.

« Bien implanté dans seize pays d’Afrique et du Moyen-Orient, le leader algérien de la téléphonie écoule 27 millions d’appareils par an. En France, il affiche des objectifs ambitieux sur un marché déjà saturé dans l’entrée de gamme. Condor doit rivaliser avec les franco-chinois Wiko et Echo, mais aussi, depuis leur lancement au printemps 2018, avec Xiaomi et Oppo. L’Algérien prévoit d’écouler 500.000 exemplaires en 2019, soit près de dix fois plus que les ventes enregistrées par les deux nouveaux entrants », indique le journal dominical. Pour appuyer ses prévisions, le journaliste cite un expert de la téléphonie mobile. « C’est très ambitieux mais pas totalement impossible, juge Stéphanie Baghdassarian, associée au sein du cabinet Gartner, spécialisé dans la téléphonie. La proximité linguistique avec la France et la communauté algérienne présente sur place peuvent lui apporter un avantage que les derniers arrivants chinois n’ont pas. »

Pour bien pénétrer le marché français, Condor fait valoir ses atouts. L’entrée de gamme, baptisée Griffe, correspond à des téléphones à partir de 59,90 euros, avec une puissance et un stockage limités. Une deuxième sélection, Plume, vendue entre 119,90 et 189,90 euros, propose plus de capacités sur la batterie, l’appareil photo ou l’espace de stockage. Les modèles Allure viennent compléter l’offre de la marque algérienne, avec un design plus léché, un écran plus grand et un double objectif photo. Tout en restant plutôt abordables : son modèle phare, l’Allure M3, est vendu 299,90 euros, énumère le journal.

Le groupe Condor a commencé à commercialiser ses téléphones en France depuis juin dernier. En un mois, le groupe a réalisé un volume de ventes équivalent à celui de 3 mois de prévisions initiales.