Le projet de la construction de l’usine Peugeot patine encore. Après une levée de boucliers suite à la dénonciation d’un agriculteur d’Oran qui crie au scandale, les autorités algériennes viennent de signifier au constructeur français leur intention de délocaliser le projet.

L’usine de montage Peugeot n’aura pas lieu à El-Hemoul, comme cela a été prévu. Après une polémique suscitée à propos du caractère agricole de l’assiette de terrain accordée initialement au constructeur français, les services du Premier ministre ont demandé, officiellement, au constructeur français de délocaliser le projet à Tafraoui, une zone industrielle située pas loin de la base aérienne de l’armée.

Selon des sources concordantes, les responsables de PSA, l’association Peugeot-Citroën, n’ont toujours pas donné leur réponse à cette nouvelle proposition. Surtout que les responsables de PSA Algérie ont déjà entamé les travaux des terrassements et autres travaux de viabilisation du terrain.

Il y a quelques semaines, un agriculteur de la région a crié au scandale. Il affirmait que son terrain « a été détourné» en faveur du constructeur Peugeot. Un appel qui a suscité de la compassion au point de pousser le ministère de la justice à ouvrir une « enquête judiciaire » sur une décision prise, pourtant, par le gouvernement qui estime que le terrain n’est pas suffisamment rentable pour garder son aspect agricol. « Ils ont réussi » leur coup, avait notamment commenté le Premier ministre lors d’une sortie médiatique en juin.

Cette situation a poussé le directeur Maghreb et Moyen-Orient, Jean-Christophe Quemard, à annoncer des changements dans le projet. Il avait notamment indiqué que la production démarrera dans des locaux appartenant à un particulier avant de construire l’usine prévue.