Les médecins résidents, qui font grève depuis la rentrée de l’an passé, vont déchanter. Eux qui ont entendu des promesses de voir le service civil modifié ou supprimé doivent se rendre à l’évidence : la loi sur la Santé, publiée au journal officiel, ne prévoit rien de tout cela.

Plus que cela, le texte final renouvelle l’obligation pour les médecins de passer par le service civil avant de prétendre à toute fonction dans les deux secteurs, privé ou public. Les praticiens médicaux spécialistes sont tenus d’accomplir l’obligation du service civil au sein de structures et établissements publics de santé avant d’exercer dans le secteur privé ou à titre libéral », note ainsi l’article 197 de la loi sanitaire, publiée au Journal officiel n° 46 du 29 juillet dernier.

« Les affectations des praticiens spécialistes assujettis au service civil s’effectuent au sein des structures et établissements publics de santé, selon les besoins déterminés par la carte sanitaire », note le texte qui spécifie que cela concerne notamment les régions du Sud et des Hauts-Plateaux.

Comme consolation, le texte prévoit que c’est l’Etat qui « assure les moyens matériels et met en place les mesures incitatives nécessaires à l’exercice de l’activité de l’assujetti au service civil, notamment dans les wilayas du Sud et les Hauts-plateaux ». Il est également prévu de se référer, pour cela, au statut du service civil qui date de 1984.

Dans leur requête, les médecins résidents exigent notamment la suppression du service civil. Le ministère de la Santé a répondu en accordant des «avantages » matériels pour ceux qui passent leur service civil dans le Sud du pays. Les autorités ont également supprimé certaines wilayates du service civil. Les médecins ont demandé des garanties. La situation reste pour l’instant bloquée.