Au moment où les Algériens se plaignent du règne des voyous qui squattent les lieux publics, la justice préfère, parfois, regarder ailleurs. Un policier qui tente de se défendre et défendre les habitants de son quartier en utilisant son arme risque de se retrouver derrière les barreaux.

C’est ce qui est arrivé à un jeune policier de Blida. Selon diverses sources locales, les faits remontent à vendredi dernier. Un groupe de délinquants a semé la terreur dans un quartier de Bouarfa, dans la ville de Roses. Klaxon à fonds, consommation de drogues et d’alcools ont suffi pour que ce groupe instaure la peur. En plus de proférer des obscénités au milieu des habitations, ce groupe de délinquants, composés de repris de justice, s’en est pris à des habitants. Un jeune policier, qui habite le quartier, a été agressé. Pour se défendre, il a tiré en l’air. Dans la panique, une balle a touché le coffre d’une voiture appartenant à la bande. Les délinquants ont pris peur et sont allés se plaindre au commissariat du quartier. Pendant ce temps, le policier est évacué à l’hôpital. On lui délivre un arrêt de travail de 15 jours.

Au lieu de rentrer chez lui, le policier est interrogé par ses collègues. Les délinquants, qui sont tous recherchés par des actes divers répréhensibles, sont bien entendu arrêtés. Mais ils ont tous témoigné que le policier voulait les tuer. Le fonctionnaire est écroué parce que la justice estime qu’il n’avait pas à utiliser son arme de service.

Une décision qui a visiblement irrité les habitants puisqu’un rassemblement appelant à la libération du policier a été organisé. Les habitants espèrent que la justice innocentera le fonctionnaire qui a failli laisser sa vie si ce n’était son arme de service !