Commentant la rentrée universitaire, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a employé un discours étonnant. Abdelakader Hadjar, dont le discours a paru décousu, a, en effet, estimé qu’avoir « un prix Nobel » ne « donnera rien à l’Université algérienne ». « Qu’est-ce que je vais gagner, en tant qu’université algérienne, si nous disposons d’un prix Nobel », a indiqué Abdelkader Hadjar lors d’une conférence consacré à la rentrée universitaire.

Plus étonnant encore, le ministre, chargé de former l’élite du pays, a estimé que l’institution universitaire ne fait pas de prime à l’excellence. « Pour nous, il n’y a pas de différence entre celui qui a 10 ou 19 de moyenne », a indiqué le ministre devant des journalistes étonnés.

Poursuivant ses déclarations, le ministre a servi un discours pratiquement décourageant pour les nouveaux bacheliers. Interrogé sur l’absence de débouchés pour les nouveaux diplômés, le ministre a répondu, sèchement ; « le rôle de l’université n’est pas de former des étudiants pour trouver de l’emploi ». Une douche froide pour une majorité écrasante de nouveaux étudiants orientés d’office vers des filières qui ne donnent pratiquement aucune chance de trouver un emploi !