Après une phase d’incertitudes, le Front des Forces socialistes (FFS) semble retrouver ses accents d’opposants. A huit mois de l’élection présidentielle, le parti d’Ali Laskri se montre de plus en plus critique envers le pouvoir. Même si ses communiqués se contentent de quelques généralités.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi, le FFS constate que « les violations des droits de l’Homme, l’atteinte aux libertés individuelles et collectives, la restriction des libertés d’expression, d’organisation et de manifestations, le recours à la justice pour affaiblir tout mouvement de protestation, consacrent la nature autoritaire du régime ». Le parti politique ajoutera que “la crise morale, la corruption socialisé et institutionnalisée, la violence sociale, l’éthique anéantie, le clientélisme, sont autant de facteurs qui reflètent la déliquescence des institutions et la faillite du régime “.

C’est pour cela que le parti dénonce « les atteintes aux droits de l’Homme, aux libertés individuelles et collectives » et se solidarise avec « les mouvements sociaux et les militants des droits de l’Homme qui se mobilisent et s’organisent sur l’ensemble du territoire national ». Il dit appeler la population à la « mobilisation » et rappelle sa volonté de « construire un consensus populaire consacrant la démocratie, l’état de droit, la justice sociale, en faveur d’un changement démocratique et de l’avènement de la deuxième république ».

Mai le FFS ne s’exprime pas sur certains sujets du moment, à commencer par l’interférence de l’armée dans le débat politique.