Toyota se dégraisse en Algérie. Leader mondial, le constructeur japonais est asphyxié en Algérie depuis l’entrée en vigueur des interdictions d’importation des véhicules neufs en 2015/2016 mises en place pour préserver les réserves de change dans le contexte de la chute des cours de pétrole depuis mai 2014. Par conséquent, Toyota compresse ses effectifs dans notre pays. Le nombre des employés a chuté en deux ans de 800 personnes jusqu’à peine… 200 personnes !

Rien qu’au cours de ce mois de juillet, pas moins de 105 personnes ont été licenciés par le groupe saoudien Abdul Latif Jameel, représentant et distributeur exclusif de Toyota en Algérie et plusieurs autres pays dans le monde depuis les années 90. Ces employés travaillaient au niveau des showrooms et magasins Toyota à Alger, Ouargla et Oran. En guise de compensation, chacun de ces travailleurs a pris l’équivalent d’un mois et demie de salaire par une année d’ancienneté. C’est le même qui a été négocié par les dirigeants du groupe saoudien Abdul Latif Jameel avec les employés des annexes de Blida et Annaba, fermées également fin 2017.

Aujourd’hui, Toyota a réduit ses activités en Algérie au strict minimum. Cependant, nous avons appris que le géant japonais négocie tout de même l’implantation de deux projets industriels pour se relancer dans notre pays. Il s’agit d’une usine de montage des camions Hino ainsi qu’une autre usine de montage du Hilux, le célèbre pick-up de la marque japonaise. Deux projets qui restent encore à l’étape de maquette même si récemment, il y a de cela 10 jours, l’ambassadeur saoudien à Alger a conduit une délégation japonaise de Toyota au ministère de l’Industrie pour entamer des pourparlers. Affaire à suivre…